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Le prévenu a assuré avoir envoyé les deux SMS avant de démarrer (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Un automobiliste accusé d'avoir causé un accident mortel alors qu'il pianottait sur son téléphone multifonctions a été reconnu coupable d'homicide par négligence mercredi à La Chaux-de-Fonds. Il a été condamné à 14 mois de prison avec sursis durant deux ans.

"Les éléments techniques sont accablants", a déclaré le président du Tribunal Alain Rufener. Les juges ont acquis la conviction que le prévenu avait écrit deux SMS et consulté un site Internet tout en roulant. Le prévenu était occupé par son téléphone lorsqu'il a obliqué et coupé la priorité à un scooter.

Agé d'une cinquantaine d'années le cyclomotoriste a tenté en vain un freinage d'urgence pour éviter le choc, mais a chuté et a été happé par la roue de la voiture. Ce drame s'était déroulé le 1er septembre 2016. Il avait été filmé par une caméra de surveillance de l'entreprise où se rendait l'automobiliste.

Le Tribunal criminel a également retenu des infractions à la loi fédérale sur la circulation routière (LCR). Il a en revanche écarté l'accusation de meurtre par dol éventuel comme le demandait le procureur qui avait requis une peine privative de liberté de 5 ans et demi. L'accusé n'était pas conscient que son comportement entraînerait la mort.

"Il avait toute son attention vouée à son téléphone portable", a au contraire souligné le procureur Nicolas Aubert. "Il a finalisé une transaction au moment du choc", a ajouté le représentant du Ministère public qui précise que le prévenu n'a pas téléphoné, mais a effectué une recherche d'ampleur sur Internet.

Regrets de l'accusé

"La vérité est que je n'ai pas vu le scooter", a expliqué l'accusé âgé de 26 ans visiblement abattu devant le Tribunal criminel. "Je suis vraiment désolé, je ne sais pas pourquoi je ne l'ai pas vu", a-t-il ajouté en exprimant ses regrets à l'adresse de la famille de la victime dans un sanglot.

Le prévenu a assuré durant l'audience être sûr de n'avoir pas utilisé son téléphone pendant le trajet jusqu'au lieu de travail. Il a affirmé avoir envoyé les deux SMS avant de démarrer. Il ne s'explique pas non plus comment son téléphone multifonctions a pu effectuer une recherche sur un site de vente en ligne sur Internet. "Je ne sais pas ce qui s'est passé".

Pour la défense, il ne fallait retenir qu'un refus de priorité, donc une infraction à la loi sur la circulation routière. L'avocat avait laissé au tribunal le soin de fixer la mesure de la peine s'il le suivait dans son argumentation.

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ATS