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Le Tribunal cantonal valaisan a condamné à 16 ans de prison l'assassin de Grimentz (VS) qui avait tué de 14 coups de couteau un cuisinier français de 29 ans en juin 2013. Il a confirmé la qualification d'assassinat. La défense a plaidé le meurtre et une peine deux fois moindre (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le Tribunal cantonal valaisan a réduit la peine de l'assassin de Grimentz (VS). Il écope de 16 ans de prison au lieu de 18. Mais le tribunal maintient la qualification d'assassinat.

"L'accusé a prémédité ses actes et profité de l'absence de méfiance d'un ami", indique le tribunal dans un communiqué diffusé mardi. "Il a agi pour un motif futile en intervenant de manière brutale". La cour relève l'absence de scrupule et la gravité particulière de l'homicide pour confirmer la qualification d'assassinat alors que la défense demandait que l'acte soit qualifié de meurtre et que la peine n'excède pas sept ans et demi de prison.

Les faits remontent à juin 2013. Une altercation entre l'accusé et un chef de cuisine français de 29 ans domicilié à Grimentz s'est terminée par la mort du cuisinier. L'accusé l'a poignardé à 14 reprises. Un paiement de 200 francs pour une livraison de drogue est à l'origine de la dispute.

Thèse de la défense écartée

Le tribunal n'a pas suivi la version de la défense selon laquelle l'accusé aurait réagi aux menaces de la victime en assénant un premier coup de couteau sous l'effet de la peur. Il a pris en considération le témoignage de l'amie de la victime, enceinte au moment des faits. Selon elle, l'accusé a commencé à poignarder le cuisinier dès son entrée dans l'appartement.

La victime a tenté de fuir. Son agresseur l'a poursuivie. Après avoir poignardé le cuisinier, l'accusé est revenu à l'appartement pour s'en prendre à l'amie de la victime pour éliminer le principal témoin. Mais il n'est pas parvenu à ouvrir la porte que l'amie avait fermé à clef. L'accusé a finalement regagné son domicile de Sierre (VS) avant de faire disparaître traces de son méfait.

En première instance, l'homme a été condamné à 18 ans de prison pour assassinat, tentative d'assassinat et diverses infractions en matière de stupéfiants. Son recours a abouti à une réduction de deux ans de sa peine.

Le tribunal cantonal a tenu compte du fait que l'accusé était âgé de 21 ans au moment des faits. Il a aussi pris en considération une diminution de responsabilité révélée par l'expertise psychiatrique. Les juges ont aussi porté de 15'000 à 20'000 francs l'indemnité pour tort moral accordée à la mère de la victime qui avait aussi fait recours.

ATS

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