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L'ex-officier de marine Alfredo Astiz a été condamné à Buenos Aires à la réclusion à perpétuité pour son rôle dans le meurtre de deux religieuses françaises pendant la dictature argentine (1976-1983). Plusieurs autres accusés ont également été condamnés.

"Alfredo Astiz est condamné à la réclusion à perpétuité", a a annoncé le président du tribunal, Daniel Obligado, en lisant le verdict devant M. Astiz et son ancien chef Jorge "le Tigre" Acosta. Celui-ci a également été condamné à la perpétuité pour les mêmes crimes.

Alfredo Astiz, 59 ans, était accusé d'avoir participé à l'enlèvement des religieuses françaises Alice Domon et Léonie Duquet, les 8 et 10 décembre 1977 à l'école de mécanique de la Marine (Esma). Il était alors membre du groupe 3.3.2, responsable d'enlèvements, de tortures et de disparitions.

Parmi les autres accusés, Antonio Pernias a aussi été condamné à perpétuité et Manuel Tallada à 25 ans de prison, également pour le meurtre de deux religieuses françaises, parmi d'autres crimes. Au total, 18 militaires étaient jugés pour près d'une centaine de crimes contre l'humanité.

L'ex-officier de marine Alfredo Astiz, est un symbole de l'enlèvement et de la torture en Argentine pendant la dictature (1976-1983). Surnommé l'"Ange blond de la mort", Astiz est devenu funestement célèbre dans le monde entier car plusieurs des accusations le visant concernent des disparitions d'étrangers.

Entré à l'Ecole navale en 1968, ce fils d'un officier de marine est issu de la classe moyenne de Mar del Plata. Maîtrisant l'anglais, il devient après le coup d'Etat de 1976 l'un des membres du groupe 3.3.2, responsable d'enlèvements, de tortures et de disparitions à l'Ecole de Mécanique de la Marine (Esma), tristement célèbre centre de tortures pendant la dictature.

Les militaires argentins, avec le soutien des Etats-Unis et en pleine guerre froide, décident d'éliminer secrètement tous les militants et sympathisants, de près ou de loin, de la guérilla des Montoneros (péroniste) et de l'ERP (marxiste), qui multipliaient les attentats.

"Je ne regrette rien", affirmait-il en 1998. "La Marine m'a appris à détruire, à poser des bombes, à m'infiltrer, à tuer", ajoutait-il, estimant "juste" la répression des opposants.

ATS