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John Ausonius dans l'attente de son jugement mercredi à Francfort

KEYSTONE/AP dpa/ARNE DEDERT

(sda-ats)

"Laser man", un tueur suédois de père suisse condamné déjà en Suède pour des attaques racistes, a subi le même traitement mercredi en Allemagne. Il écope de la réclusion à perpétuité pour le meurtre en 1992 d'une employée de vestiaire d'origine juive.

Considéré par l'assassin norvégien d'extrême droite Anders Breivik comme faisant partie de la même mouvance que lui, John Ausonius, 64 ans, porte le surnom d'"homme au laser" en raison du système de visée qu'il a utilisé pour tirer sur une dizaine de personnes en 1991 et 1992, principalement à Stockholm.

Ces attaques, qui ciblaient des personnes d'origine étrangère, avaient fait un mort et plusieurs blessés graves. L'intéressé a été condamné en 1995 en Suède à la prison à vie pour ces faits.

Mercredi, le tribunal de Francfort l'a aussi reconnu coupable du meurtre d'une femme de 68 ans, employée de vestiaire, qui avait survécu aux camps nazis. Elle avait été tuée d'une balle dans la tête. Mais les enquêteurs ne sont pas parvenus à mettre en évidence un motif clairement antisémite dans ce meurtre que l'accusé nie avoir commis.

Histoire d'agenda

Le tribunal, qui jugeait "Laser Man" depuis décembre, a assorti la peine d'une mesure de rétention de sûreté qui compliquera ses chances de sortir de prison après 15 ans, comme c'est généralement le cas en Allemagne après une condamnation à la détention à vie.

La défense, qui avait plaidé l'acquittement, a annoncé son intention de faire appel. En attendant, l'accusé restera en Allemagne. Il y avait été extradé fin 2016 de Suède pour répondre de ce meurtre.

Le motif du crime paraît futile: John Ausonius était persuadé que la victime lui avait volé son agenda électronique. Il avait croisé sa route dans le vestiaire d'un hôtel francfortois où elle travaillait. Au moment de récupérer son manteau, il lui avait reproché d'avoir subtilisé son agenda dans une poche, ce que la sexagénaire avait contesté.

La direction avait alors prié John Ausonius de quitter les lieux, a rapporté le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. "On se reverra !", aurait-il alors lancé à sa future victime.

Un "vrai Suédois"... de père suisse

Né en Suède d'un père suisse et d'une mère allemande, John Ausonius (qui s'appelait Wolfgang Alexander Zaugg avant de changer de nom) est décrit comme obsédé par ses origines. Il n'a eu de cesse de ressembler à un "vrai" Suédois au point de teindre ses cheveux bruns en blond et de porter des lentilles de contact bleues, écrit encore la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Auteur de plusieurs braquages de banques et présentant des troubles de la personnalité, il s'est montré extrêmement violent par le passé.

Anders Breivik, responsable de la tuerie d'Utoya en Norvète en 2011 (77 morts), a cité à son procès comme modèles John Ausonius ainsi que le trio néonazi allemand de la Clandestinité nationale-socialiste (NSU), responsable d'une série de crimes racistes dans les années 2000.

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ATS