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La Cour du château de Neuchâtel, où s'est déroulé le procès en appel.

KEYSTONE/SANDRO CAMPARDO

(sda-ats)

Un homme accusé d'avoir assassiné sa femme en 2015 à La Chaux-de-Fonds a comparu jeudi devant la Cour pénale de Neuchâtel. Le procureur a réclamé la réclusion à vie alors que la défense a plaidé l'acquittement. Le verdict sera rendu le 1er février.

En première instance, le prévenu avait été reconnu en juin dernier coupable d'assassinat par le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz et condamné à une peine de 18 ans de prison.

"Je souligne que je suis innocent et que l'enquête a été bâclée", a déclaré le prévenu âgé de 31 ans. "Je trouve cette procédure indigne, inacceptable, honteuse et scandaleuse, voici les mots que je porte devant la Cour pénale de Neuchâtel", a lancé avec un certain aplomb l'accusé.

L'affaire qui est jugée avait suscité un énorme émoi dans la région. Le corps nu d'une jeune femme portée disparue depuis le 6 janvier 2015 était retrouvé par des promeneurs le 14 mars dans une forêt près de Charquemont, en France voisine. Les enquêteurs ont très rapidement porté leurs soupçons sur le mari.

L'accusé estime qu'il a endossé dès le départ le rôle du coupable idéal. Evoquant ses aveux formulés en 2015, sur lesquels il est par la suite revenu, le prévenu a expliqué avoir été mal conseillé par son ancien mandataire. Pour le reste, il n'a pas répondu aux questions de l'accusation, laissant le soin à son collège d'avocats de présenter son argumentaire.

Réclusion à vie

Dans son réquisitoire, le procureur neuchâtelois Daniel Hirsch a requis la réclusion à perpétuité. "Il a agi de manière atroce pour des mobiles purement égoïstes", a déclaré le représentant du Ministère public. "Comment peut-on lui accorder un soupçon de clémence", s'est interrogé le procureur qui a qualifié les aveux du prévenu d'explicites et de glaçants.

Daniel Hirsch a passé en revue les éléments qui accablent selon lui le prévenu, un homme qu'il dépeint comme un être menteur narcissique. L'accusé, de nationalité française, aurait agi afin de sauvegarder son image après que sa femme a découvert qu'il lui dissimulait ses problèmes financiers et professionnels.

Des incertitudes pour la défense

"Il tombe sous le sens que dès le début tout était ciblé sur le prévenu et qu'il avait du point de vue des enquêteurs le profil idéal", a déclaré Jacques Barillon, l'un des avocats du prévenu. Le mandataire genevois a remis en question les circonstances dans lesquelles l'accusé est passé aux aveux avant de se rétracter.

"Ce dossier, c'est le vide absolu, c'est le vide sidéral", a martelé l'avocat français Gilles-Jean Portejoie qui estime qu'il n'y a pas de place pour l'imagination. Pour la défense, rien ne prouve que le décès est survenu le 6 janvier 2015. Elle relève aussi l'absence de mobile et le fait que l'arme du crime n'a jamais été retrouvée.

Etranglée et noyée

Selon l'acte d'accusation, le prévenu aurait étranglé son épouse jusqu'à ce qu'elle perde connaissance et qu'elle chute au sol. Il aurait ensuite rempli d'eau la baignoire pour y noyer sa victime. Le mari lui aurait rasé les cheveux "dans un geste d'humiliation".

Il aurait ensuite déplacé le corps jusqu'au parking souterrain de son immeuble et l'aurait mis dans le coffre de sa voiture. L'accusé aurait ensuite roulé jusqu'à la région de Charquemont (F) où il aurait déposé le corps.

Dispositif policier

Le procès jeudi au Château de Neuchâtel s'est déroulé sous de sévères mesures de sécurité. Des contrôles et des fouilles corporelles ont été menés à l'entrée de la salle d'audience. De nombreux policiers et un chien assuraient la sécurité à l'extérieur du bâtiment.

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ATS