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Perpétuité requise contre le meurtrier d'un policier bernois

Le procès du meurtrier d'un policier bernois a débuté lundi à Berthoud (BE). Agé de 37 ans, cet homme est accusé d'avoir abattu en 2011 un policier venu l'expulser de son appartement. Pour le Ministère public, ce crime mérite la prison à perpétuité.

L'accusé a fait preuve d'une absence de scrupules et agi de façon sournoise, a affirmé le procureur au premier jour du procès. Il a réclamé une peine de réclusion à perpétuité pour assassinat. Pour le représentant du Ministère public, l'accusé n'a laissé aucune chance aux deux policiers.

La défense a quant à elle plaidé le meurtre par dol éventuel et demandé une peine en conséquence sans toutefois en préciser la quotité. Pour l'avocat, l'homme n'avait pas l'intention de tuer mais seulement de blesser. En outre, il faut partir du principe d'une responsabilité diminuée au moment des faits.

Arme militaire

Au matin du 24 mai 2011, deux collaborateurs de la police cantonale bernoise ainsi qu'un huissier aux poursuites avaient été chargés de l'expulsion du locataire d'un appartement à Schafhausen in Emmental (BE). L'accusé avait soudain tiré plusieurs coups de feu avec son ancienne arme militaire qu'il n'avait pas rendue.

Un policier âgé de 39 ans avait été mortellement blessé au thorax et à l'abdomen. La mort de ce père de famille avait provoqué une vive émotion au sein de la police bernoise. Le second agent avait été blessé par balle au bras.

Pas d'expertise psychiatrique

Le prévenu a déclaré au Tribunal régional Emmental-Oberaargau qu'il ne voulait pas se soumettre à une expertise psychiatrique. L'homme, qui doit répondre d'assassinat et de tentative d'assassinat, a déclaré ne pas souffrir de maladies psychiques.

La psychiatre chargée de dresser le profil de l'accusé n'a donc pas été en mesure de poser un diagnostic. Elle a cependant estimé qu'il y avait des indices montrant que l'auteur présumé des coups de feu souffrait de schizophrénie.

Pour le reste, l'accusé s'est montré pour le moins peu bavard. Il a répondu à la plupart des questions posées par le président du tribunal sur sa personne et sur le déroulement des faits par "pas de commentaires". L'accusé avait en grande partie reconnu les faits lors de l'instruction.

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