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Les opérations de redémarrage de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen en France, ont débuté jeudi, ont annoncé l'intersyndicale et la direction. Ce redémarrage vient honorer un contrat ponctuel conclu en février avec Shell.

"Comme lors d'un arrêt, les opérations de redémarrage vont s'étaler sur plusieurs jours", a indiqué un porte-parole de la direction en rappelant que le contrat porte sur le traitement de 100'000 barils de brut par jour qui seront fournis par Shell, l'ancien propriétaire du site.

Ce redémarrage va donner à la raffinerie "des moyens financiers" et devrait "favoriser les perspectives de reprise du site, en le rendant plus attractif pour un investisseur", selon la direction. Laquelle a précisé que ce contrat avait une durée "maximum" de six mois.

Intérêt mais pas d'offres

L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC s'est réjouie de ce redémarrage, en souhaitant qu'il ne se limite pas à quelques semaines. "Il faut amener Shell à rester le temps qu'un repreneur puisse prendre le relais sans que la raffinerie ne s'arrête à nouveau", a indiqué Yvon Scornet, son porte-parole.

Fin mai, les administrateurs judiciaires avaient été saisis de trois manifestations d'intérêt, mais pas d'offres fermes. De son côté, l'intersyndicale assurait travailler, ces derniers jours, sur "quatre à cinq dossiers solides".

Le tribunal de commerce de Rouen doit se prononcer sur le sort de l'entreprise le 24 juillet, à l'expiration de la période d'observation ouverte le 24 janvier. Il pourra soit retenir un projet de cession, soit prononcer l'arrêt de l'activité, soit encore proroger cette période.

La raffinerie Petroplus de Petit-Couronne qui emploie 550 salariés était à l'arrêt depuis début janvier, faute d'approvisionnement en brut, à la suite de la faillite de sa maison mère zougoise.

ATS