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Petroplus a obtenu mardi un sursis concordataire provisoire de deux mois pour sa raffinerie de Cressier (NE) devant le tribunal régional de Boudry (NE). La demande avait été formulée la semaine dernière dans la foulée de l'échec des négociations avec les créanciers du groupe.

Deux commissaires au sursis ont été nommés. Ils devront veiller à la poursuite des activités sur le site neuchâtelois, même en mode minimum, et s'assurer que les salaires soient versés. "Je ne dirais pas que je suis soulagé, car le problème reste entier, mais nous avons maintenant de quoi organiser l'avenir", a dit à l'issue de l'audience le directeur de la raffinerie, Gilles Vollin.

La décision neuchâteloise n'est pas vraiment une surprise dans la mesure où la holding et la filiale helvétique Petroplus Marketing avaient déjà obtenu le sursis concordataire vendredi dernier à Zoug. La requête déposée par le groupe zougois prévoit le maintien d'une activité minimum sur le site. La reprise de la production n'est pas à l'ordre du jour.

Spectre de la faillite

La mise en sursis concordataire vise à protéger les intérêts des créanciers. Elle permet aussi de gagner un peu de temps pour offrir une perspective à la raffinerie et à ses employés. L'autre scénario aurait été la faillite avec les licenciements des 260 employés.

Cette option n'aurait pas rendu la recherche d'un repreneur impossible, mais plus difficile. Au cours de l'audience mardi matin, M. Vollin a expliqué que la fermeture d'une raffinerie est quelque chose d'extrêmement lourd et coûteux.

Il a estimé à plus de 85 millions de francs le coût du nettoyage, de la démolition et de la décontamination de la raffinerie si celle-ci devait fermer définitivement, dont 50 millions la première année, le reste se répartissant sur plusieurs années. Des montants à charge de Petroplus sauf si le groupe est mis en faillite.

ATS