Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Dès le 12 janvier, les adresses Internet en Suisse et dans le monde bénéficieront de nouvelles extensions. Les noms de domaine pourront se terminer par toutes les dénominations imaginables, comme www.horaires.cff ou www.études.epfl. Pour l'instant, les entreprises suisses sont réticentes.

La fin des restrictions sur les noms de domaine a été décidée en juin par l'autorité internationale compétente ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Afin d'évaluer les risques et les chances d'une telle offre pour l'économie et l'administration, Switch, qui s'occupe de l'enregistrement des noms de domaine en Suisse, et l'Office fédéral de la communication (OFCOM) ont organisé lundi à Berne une journée d'information.

Ces nouvelles extensions ont un prix. Les sociétés devront débourser 185'000 dollars (172'000 francs) auprès de l'ICANN pour soumettre leur candidature. L'évaluation durera entre 9 et 20 mois. Puis il leur coûtera 25'000 dollars par an pour conserver leur nom.

Pas d'intérêt aux CFF

En Suisse, les entreprises ne devraient pas se ruer sur cette nouveauté. Les CFF n'ont par exemple pas l'intention d'enregistrer l'adresse horaires.cff, a précisé à l'ats leur porte-parole Christian Ginsig.

La compagnie de chemins de fer est connue sous trois marques différentes selon les régions (SBB, CFF et FFS). Un tel enregistrement n'aurait pas eu d'intérêt économique et aurait coûté très cher, a ajouté M. Ginsig.

Swisscom se montre aussi réservé. Aucune initiative concrète n'est prévue pour le moment, mais le géant bleu se réserve la possibilité d'y recourir plus tard, a indiqué son porte-parole Carsten Roetz.

L'opérateur détenu majoritairement par la Confédération a craint un temps que le suffixe .swisscom ne puisse tomber dans des mains étrangères. Mais l'ICANN a prévu des cadres juridiques pour éviter de tels cas. Dès lors, Swisscom a renoncé à réserver le nom de domaine à titre préventif.

Dans les faits, les marques déposées comme .migros ou les noms géographiques comme .genève sont protégés de telle sorte que seul le propriétaire légal peut l'enregistrer. Pour des noms génériques comme .banque ou .assurance, il n'y a pas de limites, mais des procédures d'opposition publiques font partie du processus d'évaluation, selon Switch.

ATS