Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'opposition à l'accord international anti-contrefaçon (ACTA) croît aussi en Suisse. Le PLR, le PDC et economiesuisse aimeraient que le Conseil fédéral reporte la signature et la ratification de ce texte qui vise notamment à lutter contre le téléchargement illégal sur internet.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ces dernières semaines un peu partout en Europe pour dénoncer l'accord ACTA. Des mouvements de protestation ont aussi lieu en Suisse, notamment à Zurich, à l'appel du Parti Pirate.

Nombre d'internautes dénoncent une atteinte à la liberté d'expression. Les détracteurs critiquent aussi l'absence de transparence des négociations. En Suisse, le Conseil fédéral a jusqu'au 1er mai 2013 pour décider s'il signe ce texte.

Pas de précipitation

Le parti-libéral radical (PLR) est certes favorable à la protection de la propriété intellectuelle, a déclaré à l'ats son secrétaire général Stefan Brupbacher, confirmant des propos publiés vendredi dans le quotidien alémanique "Landbote". Mais trop de questions n'ont pas encore trouvé de réponses.

Il n'est par exemple par clair si les Etats-Unis pourraient forcer d'autres pays à appliquer chez eux les lois américaines via ACTA. Les USA ne s'intéressent pas à la protection des artistes suisses, mais à celle de leur propre industrie du divertissement, estime Stefan Brupbacher.

Tous les partis réservés

Au vu de la forte contestation dans les autres pays, le PDC aimerait également que l'application d'ACTA soit reportée, a indiqué sa porte-parole Marianne Binder, interrogée par l'ats.

Le PS est aussi critique vis-à-vis de cet accord. Le plus problématique, c'est que ce texte ait été négocié à l'extérieur des organes politiques, a estimé son porte-parole Andreas Käsermann.

L'UDC fait aussi part de ses réserves. Elle veut également attendre la décision de la cour de justice de l'UE avant d'envisager la suite à donner, indique sa porte-parole Silvia Bär.

La ministre de la justice Simonetta Sommaruga a assuré que son département prenait les inquiétudes au sérieux et clarifierait les questions soulevées.

ATS