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Après 40 ou 50 ans d'exploitation, les piscines ouvertes doivent trouver des fonds pour rénover leurs installations (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Dès les beaux jours, les piscines ouvertes de Suisse sont prises d'assaut. Mais la majorité de ces installations arrivent en bout de course et sont confrontées à la réalité: un assainissement coûteux ou la fermeture définitive.

La plupart des 500 piscines ouvertes ou plages ont été construites dans les années 1970 et 1980. Même si elles ont été entretenues avec sérieux pendant 40 ou 50 ans, les communes exploitantes se posent aujourd'hui la question: et la suite?

L'association des piscines couvertes et ouvertes est régulièrement confrontée à cette question, a confirmé à l'agence Keystone-ATS son directeur Stefan Schlatter. "De nombreux exploitants s'adressent à nous afin de savoir quelles possibilités s'offrent à eux: assainir, transformer ou fermer?"

Communes en détresse

Exploiter une piscine est onéreux. Les frais de personnel et d'entretien sont élevés. Selon les statistiques des installations sportives de l'Office fédéral du sport, les coûts moyens pour une piscine ouverte avec un bassin de 50 mètres se montent à 570'000 francs par année. De nombreuses communes versent plusieurs centaines de milliers de francs pour combler les déficits.

Durant les années prospères de construction, la question du succès financier de ces plans d'eau n'était pas au centre des réflexions. Une piscine ouverte était considérée comme un atout et un service public. Aujourd'hui, la manne publique a fondu ou est remise en question. Les communes doivent économiser. Et les entrées ne couvrent de loin pas les dépenses.

Pour M. Schlatter, 10 à 12 francs pour un adulte sont tout à fait raisonnables. Mais certaines piscines ne font payer que 5 francs leur entrée, trop peu pour couvrir les frais. A Berne, la célèbre piscine du Marzili est même gratuite. Le tout nouveau bassin de St-Moritz (GR) est le plus cher de Suisse avec une entrée à 15 francs.

Rénovation privilégiée

Malgré les difficultés financières, les exploitants préfèrent se lancer dans des rénovations. Quitte à les étaler sur plusieurs années pour obtenir les budgets nécessaires, a précisé Christian Barascud, président de l'association des piscines romandes et tessinoises.

A Prilly (VD), la Fleur-de-Lys vieillissante et qui fait face à des problèmes techniques a été entièrement rénovée entre 2014 et 2015. Un crédit de près de 15 millions de francs a été débloqué par le conseil communal.

A Näfels (GL), la fermeture de la piscine est débattue. La même question s'est également posée à Zuchwil (SO) ou Grosshöchstetten (BE). Dans les deux cas, les habitants ont préféré un assainissement. Même si cela implique une hausse des impôts.

Recherche du plaisir

Une piscine ouverte ce n'est plus seulement une institution pour l'éducation physique. "Les exigences sont plus élevées aujourd'hui", rappelle M. Schlatter. "Les clients recherchent l'expérience insolite, la détente et le plaisir. Un bassin de 25 mètres pour faire des longueurs ne suffit plus."

Une piscine moderne est aujourd'hui équipée d'un bassin d'eau chaude, de toboggans ou d'un sauna. Sur les bords du lac d'Ägeri dans le canton de Zoug, une nouvelle piscine ouvrira ses portes en septembre 2018. Elle offrira un bassin extérieur chauffé toute l'année. Coût: 36 millions de francs. Jusqu'à 150'000 nageurs sont attendus chaque année.

Selon M. Schlatter, les expériences avec ces offres élargies sont positives. "Les bains assainis ou reconstruits sont mieux fréquentés et rapportent plus." Et pourtant, un bilan équilibré reste là aussi un exercice ardu, souligne le directeur de l'association.

De plus en plus de communes privilégient des modèles économiques qui leur laissent une plus grande marge de manoeuvre économique. Et le directeur de citer en exemple une externalisation vers une société exploitante. La commune conserve la majorité des actions.

Normes plus élevées

Les exigences techniques et hygiéniques ont augmenté et plombent le budget. "De nombreuses installations ne répondent plus aux normes de sécurité actuelles et à l'évolution technique", explique une brochure du bureau de prévention des accidents.

En matière de qualité de l'eau aussi les exigences sont plus strictes. Mais les bassins les plus vieux atteignent leur limite, car leurs filtres à sable ne sont plus capables de faire circuler l'eau six fois par jour comme l'exige l'ordonnance sur l'eau potable.

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ATS