Promembro a manifesté devant le Palais fédéral à l'occasion de la journée internationale des personnes handicapées. L’association de défense des intérêts des personnes amputées ou nées avec une malformation congénitale a revendiqué un accès amélioré à des prothèses.

Ces prothèses de jambes ou de bras doivent être mises à disposition en fonction des besoins de la personne amputée et pas uniquement sur des critères économiques, affirme l'association lundi dans un communiqué. La législation sur l'AI stipule bien que les moyens auxiliaires doivent être "simples, adéquats et économiques", précise Promembro.

Or, dans la pratique, l'accent est mis sur le critère économique, regrette l'association. Ce qui réduit toutes les chances pour des personnes handicapées de pouvoir accéder aux nouvelles technologies si elles n'ont pas les moyens de se les payer elles-mêmes. Cela crée une discrimination, relève Promembro.

Qui plus est, il est mentionné dans la loi d’application qu’une nouvelle technologie doit permettre une amélioration de la productivité. "La qualité de vie passe au second plan", affirme l'association.

Et les premières victimes sont les personnes âgées de plus de 65 ans, sachant que quatre amputations sur cinq sont pratiquées sur ces dernières, selon Promembro. Or ce sont justement les personnes âgées qui, grâce aux nouvelles technologies, peuvent bénéficier d’une meilleure sécurité à la marche, permettant d’éviter les chutes et de garder une mobilité et une qualité de vie malgré tout, ajoute-t-elle.

Le Parlement ne semble pas indifférent au problème. Le Conseil national a ainsi adopté en septembre deux motions similaires visant à un meilleur accès aux moyens auxiliaires en fonction des activités du quotidien. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer, vraisemblablement à la prochaine session de printemps.

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