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Certains fans ont dépensé jusqu'à 100'000 dollars pour participer au festival Fyre (archives).

KEYSTONE/AP Jake Strang

(sda-ats)

Les organisateurs d'un festival de musique aux Bahamas, qui se voulait luxueux, mais a tourné au désastre, sont visés par une plainte à 100 millions de dollars (99'575 francs). Ils sont accusés de fraude.

Le festival Fyre a été annulé vendredi, après que des centaines d'amateurs de musique et de fête, ayant déboursé de "1200 dollars jusqu'à plus de 100'000 dollars par personne", ont découvert en arrivant dans l'archipel des tentes d'hébergement d'urgence et des sandwiches rudimentaires, loin des repas gourmets promis.

"Le manque de nourriture, d'eau, d'hébergements et de soins médicaux du festival a créé une situation dangereuse et une panique (...) plus proche de 'Hunger Games' ou 'Sa majesté des mouches' que de Coachella", l'emblématique festival de musique californien, déplore la plainte déposée par un plaignant à Los Angeles.

"Chaos massif" et "désastre total"

Le festival était organisé par le rappeur new-yorkais Ja Rule et l'entrepreneur Billy McFarland. Il s'est excusé pendant le week-end dans un communiqué sur Internet, annonçant que tous ceux qui avaient acheté des billets seraient remboursés.

Mais l'avocat du plaignant a écrit sur Twitter qu'un simple remboursement n'était "pas suffisant", affichant sur le réseau social le début du texte de la plainte en nom collectif déposée dans un tribunal fédéral de Californie.

Elle accuse les organisateurs d'avoir en connaissance de cause reporté l'annulation tout en sachant que les conditions d'accueil n'étaient pas réunies, et d'avoir diffusé des "informations fausses délibérées".

"Le plaignant dépose cette plainte au nom de tous les acheteurs de billets et festivaliers lésés (...) et demande des dommages et intérêts d'au moins 100 millions de dollars", poursuit le texte, qui parle de "désastre total", "chaos massif" et "cauchemar post-apocalyptique".

Les organisateurs ont admis avoir été dépassés par l'affluence, les embouteillages et les rafales de vent qui ont renversé des tentes. "Au final, nous ne pensions pas que la sécurité pouvait suivre et nous avons dû reporter le festival", précise le communiqué.

ATS

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