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L'armée a évacué les chevaux de l'éleveur mardi.

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

L'Association contre les fabriques d'animaux (VgT) a déposé mercredi une plainte pénale contre le vétérinaire cantonal en lien avec l'affaire de maltraitance de chevaux à Hefenhofen (TG). Les défenseurs des animaux lui reprochent un abus d'autorité.

La plainte a été rédigée par le président de l'association, Erwin Kessler. Le texte, dont l'ats a obtenu une copie, argue que l'abus d'autorité a été commis en faveur de l'éleveur de chevaux de Hefenhofen (TG). Le Ministère public thurgovien a confirmé à l'ats avoir reçu la plainte.

L'association reproche au vétérinaire cantonal d'être personnellement responsable de la souffrance des animaux: en annonçant ses visites de contrôle à la ferme, il aurait laissé le temps nécessaire à l'éleveur pour se débarrasser des cadavres de chevaux.

Les défenseurs des animaux partent du principe que l'éleveur a abattu les chevaux les plus amaigris, voire mourants, et s'est débarrassé des dépouilles.

Pour rappel, l'homme a été arrêté lundi par la police et ses chevaux ont été évacués mardi. Il ne peut plus détenir d'animaux, suite à une décision superprovisionnelle.

Dans cette ferme, plusieurs cas de maltraitance envers des chevaux ont été commis. Des photos prises par une ancienne collaboratrice et publiées jeudi dernier par le Blick montraient des cadavres d'équidés gisant dans le foin et des chevaux très amaigris. Selon cette collaboratrice, au moins 13 chevaux seraient morts de faim ces derniers mois.

L'Association contre les fabriques d'animaux avait déjà reproché aux autorités de ne pas avoir agi alors que, selon elle, cet éleveur était connu depuis des années pour des cas de maltraitance d'animaux.

Contrôles annoncés au dernier moment

Lors d'une conférence de presse lundi, les autorités avaient indiqué que des contrôles avaient déjà été réalisés par l'Office vétérinaire dans la ferme. Ils étaient certes annoncés, mais au dernier moment, avait indiqué le conseiller d'Etat Walter Schönholzer. En outre, ces contrôles n'avaient jamais attesté d'une situation aussi catastrophique que celle illustrée par les photos.

De plus, les collaborateurs de l'Office vétérinaire étaient menacés par l'éleveur de chevaux, âgé de 49 ans, à tel point que les visites de contrôle étaient effectuées par des experts externes.

L'affaire fait grand bruit en Thurgovie et agite les réseaux sociaux. Une pétition munie de 13'000 signatures a été remise lundi aux autorités cantonales par les défenseurs des animaux. Un projet d'initiative populaire pour réorganiser l'Office vétérinaire est annoncé par l'Association thurgovienne de défense des animaux.

ATS