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Automobilistes canadiens et américains affirment avoir été affectés en payant beaucoup plus qu'ils n'auraient dû lorsqu'ils ont acheté les voitures allemandes de luxe (archives).

KEYSTONE/EPA/DSK

(sda-ats)

Après l'affaire des moteurs diesel truqués, un nouveau front judiciaire s'ouvre pour les trois grands constructeurs automobiles allemands. Deux recours en nom collectif viennent d'être déposés contre eux aux Etats-Unis et au Canada les accusant d'entente sur les prix.

Ces actions judiciaires ont été intentées dans le New Jersey (est des Etats-Unis) et à Montréal. Des informations de presse affirmaient que VW, ses filiales Audi et Porsche, BMW et Daimler tenait, depuis les années 1990, des réunions secrètes. L'objectif était de se concerter sur plusieurs technologies et notamment sur la réduction des émissions polluantes des voitures diesel.

Dans la plainte américaine, consultée par l'AFP, les plaignants accusent les constructeurs allemands d'avoir notamment partagé des informations sur leurs coûts, les fournisseurs, ainsi que sur les logiciels permettant de réduire les émissions polluantes.

Ils affirment en avoir été affectés parce qu'"ils ont payé beaucoup plus qu'ils n'auraient dû lorsqu'ils ont acheté les voitures allemandes de luxe". Ils réclament la tenue d'un procès et des indemnisations dont le montant n'est pas précisé.

Augmenter les prix

Les plaignants canadiens font des accusations similaires, allégeant que les constructeurs allemands ont passé des accords pour "contrôler ou augmenter les prix", mais aussi pour fixer les normes techniques de certains composants automobiles.

"Si les allégations se révélaient fondées, les consommateurs canadiens auraient alors été lésés par une entente de longue date des constructeurs automobiles allemands dans le but de fournir et d'intégrer des composants de qualité inférieure dans leurs véhicules, tout en facturant au prix fort ces véhicules", accuse David Wingfield, avocat au cabinet Strosberg Sasso Sutts, qui représente les plaignants.

"Les consommateurs canadiens peuvent à leur insu avoir fait part d'une conspiration bien plus importante que le 'Dieselgate'", renchérit son confrère Jay Strosberg. Le recours en nom collectif au Canada, à l'exception de la province du Québec, porte sur une demande d'indemnisation à hauteur de 878 millions de dollars (838,68 millions de francs).

Recours sans fondement

"Nous estimons que ces recours collectifs sont sans fondement. Nous allons nous défendre avec tous les moyens légaux nécessaires", a répondu à l'AFP une porte-parole de Daimler. "Nous ne pouvons commenter une action judiciaire en cours", a pour sa part déclaré un porte-parole de BMW, tandis que VW n'a pas souhaité commenter.

Cette affaire vient rajouter aux contentieux touchant les constructeurs allemands depuis l'éclatement du scandale du "Dieselgate" en septembre 2015.

ATS