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Les plans d'eau urbains sont des lieux propices à la dissémination de plantes aquatiques non indigènes et, pour certaines, potentiellement invasives (photo symbolique).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

En zone urbaine, près d’un plan d’eau sur deux héberge une ou plusieurs plantes aquatiques non indigènes, selon une étude réalisée dans le canton de Genève. Parcs et jardins privés sont particulièrement touchés.

Mares, étangs, bassins, réservoirs, les milieux aquatiques constituent souvent une composante importante de l'espace urbain. Mais on ne connaît que peu de choses sur la propagation des plantes aquatiques non indigènes dans les villes, a indiqué le Forum Biodiversité Suisse dans un communiqué.

Une équipe de la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture (Hepia) à Genève a voulu étudier le potentiel d’accueil des plans d'eau et le risque invasif associé à ces plantes. Les scientifiques ont collecté des données sur 178 sites du canton, répartis selon un gradient d'urbanisation.

Résultats: 17% de la flore aquatique recensée est non indigène, incluant cinq espèces exotiques à haut risque d'invasion. Une grande proportion des plans d'eau (43%) hébergeait au moins une plante non indigène.

Carte des risques

L'élaboration d'un outil d'évaluation adapté à la région - le "Geneva-Aquatic Weed Risk Assessment System" - a permis d’évaluer le danger présenté par ces plantes et de dresser une carte des risques du canton. Celle-ci met en évidence plusieurs "hotspots" d'espèces exotiques situés en milieu urbain, mais aussi dans des zones humides protégées.

Cette cartographie a inclus la distance potentielle de dispersion des espèces autour de ces endroits critiques. Elle démontre que la plupart des zones de dispersion s’avèrent restreintes. Les étangs ont en effet tendance à être hydrologiquement isolés dans la matrice urbaine.

Ce risque devrait néanmoins fortement augmenter à l'avenir, comme cela a été démontré dans d’autres pays européens. L'introduction par l'homme est la principale source de nouvelles plantes aquatiques exotiques.

La gestion doit alors viser la prévention en empêchant ces introductions, qui prennent souvent source dans les commerces liés à la jardinerie et à l’aquariophilie. Les mesures doivent aussi inclure la détection précoce de nouvelles espèces invasives ainsi que le contrôle des espèces déjà présentes, soulignent les auteurs dans la revue Urban Ecosystems.

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ATS