Pluie d'hommages et de querelles un an après la mort de Prince

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Le chanteur Prince est mort il y a un an d'une surdose à un médicament antidouleur (archives).

KEYSTONE/AP Star Tribune/ELIZABETH FLORES

(sda-ats)

Vêtus de violet, sa couleur fétiche, les fans de Prince ont convergé vendredi vers Minneapolis pour rendre hommage au maître de la pop un an après sa mort. L'anniversaire est toutefois assombri par des querelles sur son héritage et la commercialisation de son oeuvre.

Hermétiquement protégée des regards des curieux et longtemps enrobée d'une aura mystérieuse, sa résidence de Paisley Park était au coeur des festivités, payantes, avec des concerts, tables rondes et une grande soirée prévue au rythme funk de l'auteur de "Purple Rain".

Le grand-père du funk, George Clinton, 75 ans, a donné le coup d'envoi jeudi avec un concert aux hommages organisés tout au long du week-end sous la bannière "Celebration".

Les ponts, stades et autres monuments emblématiques de Minneapolis doivent se teinter de violet jusqu'à dimanche en la mémoire de son "fils prodige", qui vivait encore malgré son immense succès dans sa ville natale du Minnesota, dans le nord des Etats-Unis.

Dizaines d'héritiers

Derrière les festivités plane toutefois l'ombre des querelles surgies après sa mort soudaine à 57 ans, d'une surdose accidentelle de puissants médicaments antidouleurs. La star n'a laissé ni testament ni enfants, mais des dizaines d'héritiers potentiels se sont rapidement fait connaître.

Un juge vient d'ordonner la suspension temporaire d'un mini-album (EP) de six titres, "Deliverance", qui devait sortir le 21 avril. C'est un ingénieur du son ayant travaillé avec Prince, George Boxill, qui avait prévu de commercialiser ces morceaux enregistrés entre 2006 et 2008.

En sortant cet EP sur un label indépendant et promettant que la plupart des revenus iraient au patrimoine de la star, George Boxill estime avoir respecté la volonté de l'artiste-interprète qui s'était érigé en pourfendeur des grandes maisons de disques. Mais les administrateurs de ses biens ne veulent rien entendre, accusant l'ingénieur du son de vouloir s'enrichir.

Au coeur de cette dispute, des revenus potentiellement très juteux. Les ventes de Prince ont explosé après sa mort: c'est l'artiste qui a vendu le plus de disques en 2016, tous albums confondus, selon la société Nielsen Music, avec 2,23 millions d'albums aux Etats-Unis, devant la Britannique Adele et ses 2,21 millions de disques pour "25".

ATS

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