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Des collaborateurs de Lonza font des mesures sur une parcelle polluée au mercure à Viège (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

L'entreprise Lonza procédera à des investigations fines sur des parcelles considérées comme faiblement polluées au mercure dans des zones habitées à Viège et Rarogne (VS). Selon les résultats, elles seront soit assainies, soit sorties du cadastre des sites pollués.

Les investigations devraient débuter ce printemps. Elles se justifient par la forte hétérogénéité de la pollution en zone habitée, confirmée par un rapport d'experts remis le 10 février dernier au Service valaisan de la protection de l'environnement (SPE), indique mercredi l'Etat du Valais dans un communiqué.

Les investigations porteront sur une centaine de parcelles considérées jusqu'ici comme peu polluées. Elles présentent des teneurs en mercure entre 0,5 et 2 mg/kg.

"Danger résiduel minime"

Si une pollution supérieure à 2mg/kg est avérée, les parcelles seront assainies, en principe dès cet été, puis sorties du cadastre des sites pollués (CSP). Pour les autres parcelles faiblement polluées, les études de risques et l'analyse de danger menées sur la santé des habitants, les légumes et l'exposition aux poussières ont montré que "le danger résiduel est minime", précise à l'ats Joël Rossier, chef du Service valaisan de la protection de l'environnement. Ces parcelles seront donc extraites du CSP.

"A ce jour, 48 parcelles peuvent d'ores et déjà être supprimées du CSP en raison d'une forte certitude que leur pollution est inférieure à 2mg/kg. Au final, la plupart des parcelles assainies pourront sortir du cadastre des sites pollués", souligne l'Etat du Valais.

Lonza préfinancera les travaux. "Si le propriétaire d'une parcelle souhaite par exemple construire un garage, il sera tenu de déposer la terre excavée dans une décharge pour matériaux inertes", prévient Joël Rossier.

Groupement mercure satisfait

Les mesures prises sont le résultat d'un long processus exigé par l'Ordonnance fédérale sur les sites pollués. Il a fallu investiguer et clarifier les risques environnementaux, en collaboration avec l'Office fédéral de l'environnement, détaille le canton.

L'option choisie est spécifique au cas haut-valaisan. Elle satisfait le Groupement d'intérêt mercure, réunissant les personnes concernées par la pollution, qui l'a fait savoir mercredi par communiqué.

Deux motions refusées

Le Conseil fédéral juge l'inscription de tous les sites pollués au cadastre judicieux et raisonnable. Le 16 février, il a rejeté les motions du conseiller national Mathias Reynard (PS/VS) et du conseiller aux Etat Beat Rieder (PDC/VS) demandant de relever le seuil d'inscription au CSP à 2 mg/kg.

Le Conseil fédéral ne veut pas modifier la loi. "En Valais, comme il s'agit d'une pollution des sols en lien avec le canal ayant rejeté des eaux résiduaires, les règles relatives à l'inscription au cadastre des sites pollués permettent au canton de rester dans le cadre légal", indique Joël Rossier.

Les Médecins en faveur de l'environnement (MfE) estiment que les investigations ne sont pas assez poussées et pas assez fiables. Dans un communiqué ils annoncent avoir demandé à Lonza d'analyser mètre par mètre carré chaque parcelle dont il a été décidé qu'elle ne nécessitait pas d'assainissement, ou d'assainir directement toutes les parcelles.

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ATS