Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les Tamouls ont demandé la libération des détenus politiques.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Plus d'un millier de Tamouls ont demandé lundi à Genève des investigations internationales indépendantes sur le "génocide" qu'ils dénoncent au Sri Lanka. Ils souhaitent aussi la libération des détenus politiques.

Les manifestants, venus de plusieurs pays et réunis par le Comité de coordination tamoul, étaient environ 1500 selon la police et 3500 selon les organisateurs. Des milliers de personnes ont été "brutalement assassinées", a affirmé l'un d'eux.

Les banderoles dénonçaient un "génocide" depuis près de 70 ans. Plusieurs personnes ont circulé à vélo pendant 12 jours en Europe pour sensibiliser la population aux revendications de l'Eelam Tamoul.

Selon l'ONU, près de 100'000 personnes ont été tuées pendant la guerre civile. Les Tamouls estiment ce chiffre à près de 150'000 pour la dernière phase du conflit début 2009.

Parmi leurs demandes, ils appellent à une enquête internationale indépendante. L'ONU avait recommandé en septembre 2015 le lancement d'un tribunal ad hoc sur les crimes perpétrés entre 2002 et 2011. Un rapport du Haut Commissariat aux droits de l'homme confirmait que des crimes de guerre et contre l'humanité avaient très probablement été perpétrés par les deux camps.

Tribunal contesté

Les manifestants sur la Place des Nations ont dénoncé le scénario d'un tel tribunal où le gouvernement serait représenté. Ils ne le considèrent pas comme "crédible".

Ils dénoncent aussi un régime toujours autoritaire qui détient encore des prisonniers politiques et de prisonniers de guerre, parfois dans des sites secrets. Des proches sont toujours condamnés pour la seule accusation de demander des indications sur ces personnes, a déploré un responsable.

Les manifestants ont appelé aussi à la reconnaissance de la guérilla tamoule et souhaitent que l'ONU soutienne un référendum d'auto-détermination. Selon eux, l'armée sri lankaise se trouve toujours sur plus d'un tiers des zones habitées par les Tamouls, dont plus de 180'000 militaires dans les régions du nord.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS