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Trente mille éléphants sont tués chaque année pour leur ivoire (archives).

KEYSTONE/AP/UNCREDITED

(sda-ats)

Les autorités ougandaises ont saisi plus d'une tonne d'ivoire découpé en morceaux et enduit d'un produit chimique visant à empêcher sa détection par les chiens des services des douanes. La destination de la cargaison n'est pas connue.

L'ivoire a été saisi samedi dans la banlieue de Kampala, avant son transfert prévu via l'aéroport international d'Entebbe, au sud de la capitale, a-t-on appris lundi auprès des services ougandais de protection de la faune sauvage. Deux Bissau-Guinéens et un Libérien ont été arrêtés.

L'ivoire venait de la Tanzanie ou de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré un porte-parole des services ougandais de protection de la faune sauvage. Les autorités pensent que le réseau implique plus de personnes que les trois hommes arrêtés, dont des agents des douanes ou des employés de sociétés spécialisées dans l'export.

30'000 éléphants tués

"Nous pensons que les trafiquants ont utilisé l'Ouganda, car nos lois sont assez laxistes", a précisé le porte-parole, regrettant les peines relativement faibles imposées pour le trafic d'ivoire, "alors que les butins atteignent des millions de dollars".

Quelque 30'000 éléphants d'Afrique sont tués illégalement chaque année pour leurs défenses en ivoire, principalement afin de satisfaire la demande asiatique. Le commerce de l'"or blanc" est estimé à près de 600 millions de dollars annuels (600 millions de francs).

Selon l'union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population des éléphants d'Afrique vient d'enregistrer sa plus importante chute depuis 25 ans. Le continent compte environ 415'000 éléphants, soit 111'000 de moins que lors de la dernière décennie.

ATS

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