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La justice sud-africaine a remis en liberté jeudi les 104 mineurs qui avaient été arrêtés lors de la fusillade de Marikana, selon le parquet. Seuls cinq mineurs, qui sont encore à l'hôpital, devront se présenter devant le juge pour bénéficier des mêmes conditions, a ajouté un porte-parole.

"Les poursuites contre vous pour meurtre et tentative de meurtre ont été retirées", a déclaré aux mineurs le juge Esau Bodigelo. Il a prévenu que l'affaire était renvoyée au 12 février. Ce jour-là, les mineurs devront comparaître pour les autres chefs d'accusation, violence publique et rassemblement interdit.

La semaine dernière, la justice avait provoqué l'indignation en inculpant tous les hommes arrêtés lors de la fusillade pour le meurtre de leurs 34 camarades abattus par la police. Elle avait appliquée une loi anti-émeutes des années 1950 très prisée du temps de l'apartheid.

Revendication salariale

Par ailleurs, les représentants des grévistes non-syndiqués et le petit syndicat AMCU à l'origine du conflit meurtrier ont refusé de s'associer à un accord entre la direction et les syndicats majoritaires. Cet accord prévoit la reprise du travail dans la mine sud-africaine, ont indiqué des protagonistes jeudi.

"Nous ne pouvons pas accepter de signer ça", a déclaré le représentant des grévistes non-syndiqués, Zolisa Bodlani. "Quand la direction et les autres parties seront prêtes à discuter les 12'500 rands (environ 1500 francs), nous pourrons revenir au travail", a-t-il ajouté. Il faisait référence à la revendication salariale des mineurs qui ont déclenché la grève il y a près d'un mois.

Accord signé

Les syndicats majoritaires et la direction de Lonmin, après des jours de pourparlers, ont finalement trouvé un terrain d'entente. "Finalement, l'accord a été signé tard dans la nuit par le ministère du Travail, le NUM (Syndicat des mines), Solidarity et l'UASA (deux syndicats minoritaires)", a précisé l'évêque Jo Seoka jeudi matin, l'un des médiateurs.

Début août, 3000 mineurs sur les 28'000 employés sur le site ont déclenché une grève sauvage pour un triplement de leur salaire. Un conflit intersyndical, puis une fusillade policière le 16 août ont fait 44 tués, provoquant un choc national en Afrique du Sud.

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ATS