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Des attentats meurtriers ont visé lundi les forces de sécurité à Idleb, au nord-ouest de la Syrie. Ces attaques de la rébellion se sont produites au lendemain de l'arrivée du général norvégien Robert Mood, chef de la mission d'observation de l'ONU dans le pays.

"Plus de vingt personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont péri dans deux fortes explosions qui ont secoué la ville d'Idleb", a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ces explosions ont visé dans la matinée des centres des renseignements, a précisé l'OSDH. Une troisième explosion a eu lieu en milieu d'après-midi dans le quartier de l'Université.

Quelle liberté?

Des images de corps humains déchiquetés et ensanglantés ont été diffusées par la télévision d'Etat qui a également montré des habitants sous le choc. "C'est ça la liberté qu'ils demandent?", a hurlé l'un d'eux s'en prenant à l'Arabie saoudite et au Qatar, qui ont appelé à armer les rebelles en Syrie.

Le vice-ministre syrien des affaires étrangères a insisté sur la nécessité d'"enquêter sur les violations" du plan de l'émissaire international Kofi Annan et d'en référer "avec précision et impartialité aux Nations unies". Selon Sana, des observateurs de l'ONU se sont rendus sur les lieux des premières explosions.

Trente observateurs

Les Nations unies ont pour l'instant dépêché 30 observateurs pour surveiller un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 12 avril mais continuellement ignoré malgré les engagements du régime et des rebelles.

A son arrivée dimanche à Damas, leur nouveau chef, le général Mood, a lancé un appel au calme: "Les observateurs ne peuvent pas résoudre seuls tous les problèmes (...), toutes les parties doivent arrêter les violences et donner une chance" au plan Annan, a-t-il dit.

La mission de l'ONU devrait passer à 100 observateurs d'ici un mois, avant d'atteindre 300 membres, conformément à une résolution votée à l'unanimité il y a une semaine par le Conseil de sécurité de l'ONU.

ATS