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Les Algériens élisent jeudi leurs députés, après des réformes mises en oeuvre par le pouvoir pour parer à un Printemps arabe. Les principaux enjeux de ce scrutin résident dans le score des islamistes, déjà au pouvoir, et la participation.

Mercredi, le président Abdelaziz Bouteflika, 75 ans, a pressé les quelque 21 millions d'électeurs, surtout les jeunes, de voter alors que nombre d'entre eux sont indifférents à la scène politique. Il leur a assuré que "sa génération avait fait son temps" en Algérie, qui fête ses cette année ses 50 ans d'indépendance.

Le scrutin à la proportionnelle à un tour se tiendra dans 48'546 bureaux de vote ouverts de 8h00 à 19h00 (9h00 à 20h00 suisses). Les résultats sont attendus vendredi mais la participation devrait être connue dès jeudi soir.

Près de 25'000 candidats

Au total, 24'916 candidats, dont 7700 femmes, sont en lice au sein de 44 partis, dont sept islamistes, 21 nouvelles formations et des indépendants pour 462 sièges. L'assemblée sortante comptait 389 députés, dont 59 islamistes.

Les islamistes, dont trois partis réunis au sein d'une "Algérie verte", s'affirment tous sûrs de l'emporter, mais le Front de Libération Nationale (FLN présidentiel), parti unique en 1962 puis dominant depuis 1989, devrait rester le plus important, selon son patron Abdelaziz Belkhadem.

En face, le plus vieux parti d'opposition, Front des Forces Socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed - qui a longtemps vécu en exil en Suisse -, revient dans l'arène électorale après dix ans de boycottage. Son vieux rival, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) boycotte le vote, le jugeant comme une "insulte au malheur algérien".

ATS