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Les enfants et les jeunes femmes sont particulièrement touchés par la maladie.

KEYSTONE/AP/BEN CURTIS

(sda-ats)

Le sida reste "la première cause de mortalité" chez les jeunes de 10 à 19 ans en Afrique, a dénoncé lundi l'Unicef au premier jour de la conférence internationale sur le sida en Afrique du Sud. "La bataille" contre la maladie n'est "pas terminée".

La ville sud-africaine de Durban accueille de lundi à vendredi la 21e conférence internationale sur le sida, destinée à relancer les efforts contre l'épidémie qui a fait plus de 30 millions de morts. Quelque 18'000 scientifiques, praticiens, militants, juristes et bailleurs de fonds, mais aussi des personnalités comme le prince Harry et l'actrice sud-africaine Charlize Theron, y sont attendus.

Des promesses à la réalité

Des malades du sida vont défiler lundi dans la ville pour faire pression sur les participants. Plusieurs organisations spécialisées dans l'accès aux soins et la justice sociale ont dénoncé un "décalage énorme" entre les promesses politiques et la réalité du terrain.

"En dépit des progrès remarquables réalisés dans la lutte contre le sida" en matière notamment de prévention et de traitement, "le sida reste la deuxième cause de mortalité des 10-19 ans dans le monde, et la première cause de mortalité dans cette tranche d'âge en Afrique", a souligné le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Anthony Lake, dans un communiqué.

"Le nombre de décès liés au sida parmi les adolescents âgés de 15 à 19 ans a plus que doublé depuis 2000. Dans le monde en 2015, il y a eu en moyenne 29 nouvelles infections toutes les heures" dans cette tranche d'âge, selon l'Unicef.

38 millions de malades

En 2000, "seul un million de personnes dans le monde avaient accès" aux antirétroviraux, essentiellement dans les pays du Nord, a relevé lundi l'association AIDES. "Seize ans plus tard, plus de 15 millions de personnes y ont accès. Quatre millions de morts ont ainsi été évitées", se réjouit-elle.

Mais "ces progrès ne doivent pas pour autant cacher la réalité", met en garde AIDES. Il y a toujours 38 millions de personnes dans le monde qui vivent avec le virus du sida, dont la plupart en Afrique subsaharienne.

Des soins qui font défaut

Médecins sans frontières (MSF) a exhorté les participants de la conférence de Durban "à mettre en place un plan d'action pour résoudre l'accès critique au traitement VIH" en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, où le taux de traitement est inférieur à 30%.

Dans un hôpital de MSF à Kinshasa, un quart des personnes atteintes du sida arrivent trop tard dans l'établissement pour être sauvées, avec 39% des malades mourant dans les 24 heures après leur admission.

Des jeunes femmes vulnérables

Les jeunes filles sont les plus vulnérables: "Elles représentent 65% des nouvelles infections chez les adolescents dans le monde", ajoute le communiqué. "En Afrique subsaharienne, qui abrite environ 70% des personnes qui vivent avec le sida, trois adolescents sur quatre nouvellement infectés en 2015 étaient des filles", selon l'Unicef.

Une enquête réalisée par l'agence onusienne auprès de 52'000 jeunes dans 16 pays du monde a révélé que 68% des personnes interrogées ne voulaient pas faire le test du sida "de crainte d'un résultat positif et de crainte d'être stigmatisées".

Le nombre de nouvelles infections de la mère à l'enfant, liées à la transmission du virus à la naissance ou pendant l'allaitement, a lui sensiblement diminué, de l'ordre de 70% depuis 2000, note l'Unicef.

Enfants africains durement touchés

L'an passé, la moitié des nouvelles infections parmi les enfants âgés de 0 à 14 ans a été enregistrée dans seulement six pays, dont cinq en Afrique: Afrique du Sud, Kenya, Mozambique, Nigeria et Tanzanie.

"Les progrès indéniables réalisés lors des trois dernières décennies ne signifient pas que la bataille est terminée", a insisté Anthony Lake. "La lutte ne sera pas terminée tant que nous ne redoublerons pas nos efforts de prévention et de traitement, tant que la stigmatisation et la peur empêchent des jeunes de se faire tester".

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ATS