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L'ONU a accès à certaines zones de la Ghouta orientale reprises par les forces de sécurité syriennes (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

Violences et évacuations en Syrie ont provoqué le déplacement de plus de 500'000 personnes depuis début janvier, selon l'ONU. A Genève, celle-ci a demandé un accès notamment à Douma où restent entre 80'000 et 150'000 civils. A Raqa, 100'000 personnes sont rentrées.

Le co-président du groupe de travail sur les questions humanitaires en Syrie Jan Egeland est revenu sur les évacuations de 130'000 civils de la Ghouta orientale. Les accords pilotés par la Russie, auxquels l'ONU n'a pas participé, "ont peut-être écourté" les violences dans cette zone, a-t-il estimé mercredi devant la presse.

Pour autant, il n'est pas favorable par principe à ces évacuations qui doivent rester volontaires et les civils doivent pouvoir revenir ensuite s'ils le souhaitent. Par le passé, la Commission d'enquête indépendante sur la Syrie avait considéré que des évacuations forcées qui ont pu avoir lieu, notamment à Alep, constituaient de possibles crimes de guerre.

L'ONU a pu observer certaines d'entre elles dans la Ghouta où elle peut apporter une assistance dans les zones reprises par le gouvernement. Parmi les évacués, un tiers des personnes qui ont rejoint des abris collectifs les ont quittés. Mais elles sont toujours plus de 50'000.

Financement sur l'aide en recul

Autant ont fui vers Idlib, dont la région abrite désormais plus d'1,5 million de déplacés, soit deux tiers de la population. Après Alep ou la Ghouta, M. Egeland demande de ne pas faire de cette ville, "pleine de civils", "un champ de bataille". D'autant plus que l'attention humanitaire sur la Syrie diminue et l'aide devient "sous-financée". Seuls 7,6% des plus de 3,2 milliards de dollars demandés cette année ont été versés.

A Afrine, la situation reste aussi "très préoccupante". Près de 150'000 personnes sont déplacées autour de la ville prise récemment par l'armée turque. Les plus vulnérables font face à des restrictions, déplore M. Egeland.

Et l'ONU a aussi des plans d'urgence pour Manbij où la Turquie veut désormais étendre sa lutte contre les milices kurdes. "Nous devrions avoir un accord négocié pour mettre un terme à la guerre" dans cette zone, explique encore M. Egeland. Les plans humanitaires prévus "ne signifient pas que nous ne sommes pas débordés", ajoute-t-il comme le montre la situation dans la Ghouta ou à Idlib.

Il y a quelques jours, l'ONU a aussi pu mener sa première évaluation à Raqa, libérée il y a plusieurs mois des djihadistes de l'Etat islamique (EI). Jusqu'à 100'000 personnes sont revenues dans la ville alors que les infrastructures manquent.

Seul un hôpital privé fonctionne, la police n'est pas vraiment présente. Et alors que mercredi marquait la Journée internationale contre les mines, de nombreuses bombes ou engins explosifs se trouvent toujours dans les maisons. Environ 100'000 autres personnes attendent de pouvoir se rendre à nouveau dans cette ville, affirme M. Egeland.

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ATS