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Plus de 70 organisations non gouvernementales ont lancé une pétition contre le projet du gouvernement d'inscrire dans la Constitution française la déchéance de nationalité pour faits de terrorisme. Plusieurs syndicats figurent parmi elles.

La CGT, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat national des journalistes, la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et le Planning familial figurent parmi ces organisations.

La liste comprend des organismes de défense des migrants comme la Cimade et le Gisti et des collectifs et associations représentant des communautés issues de l'immigration ou luttant contre le racisme et l'islamophobie.

"Gouvernance de la peur"

"Pour nous, c'est définitivement non", écrivent ces organisations dans un communiqué commun publié mercredi. "Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d'urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat (...) Nous n'acceptons pas la gouvernance de la peur."

"Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester", ajoutent-elles.

"Non, ils ne s'égarent pas"

D'autres appels ont été lancés mercredi comme celui de l'association SOS Racisme, dont le président Dominique Sopo, appelle "toutes les personnes qui sont ou ont été à SOS Racisme à se mobiliser" contre "cette proposition contraire à tous (leurs) engagements".

L'ancien ministre socialiste de l'Intérieur Pierre Joxe salue quant à lui l'appel aux parlementaires du Mouvement des jeunes socialistes contre ce projet. "Ces Jeunes socialistes ont bien raison de défendre des valeurs", écrit-il sur le site d'informations Mediapart.

"Non, ils ne 's'égarent' pas - comme le leur reproche ingénument un Premier ministre feignant d'ignorer que, bien au contraire, c'est en oubliant leurs valeurs que de vieux socialistes 'égarés' ont jadis déconsidéré la gauche, détruit pour dix ans leur Parti et abattu la IVe République", ajoute-t-il, critiquant les récentes déclarations de Manuel Valls.

Large soutien

Le projet d'inscription dans la Constitution de l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français et coupables d'actes de terrorisme, annoncé par le chef de l'Etat François Hollande après les attentats du 13 novembre, divise la gauche mais est soutenu par une grande partie de la droite.

Selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mardi, près de neuf Français sur dix (86%) sont en faveur d'une telle mesure.

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ATS