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Madrid a augmenté la pression pour empêcher la tenue du référendum catalan, menaçant de faire arrêter les maires organisant le vote.

KEYSTONE/AP/EMILIO MORENATTI

(sda-ats)

Plus de 700 maires catalans ont défilé à Barcelone pour soutenir le référendum. Le mouvement indépendantiste a aussi été soutenu à Bilbao dans le Pays basque espagnol, théâtre d'une manifestation qui a réuni 35'000 personnes selon les organisateurs.

La marche était chargée de sens dans une région où le désir d'indépendance reste fort après des décennies de violence de l'organisation séparatiste ETA, qui n'a annoncé renoncer à la lutte armée qu'en 2011.

Les manifestants voulaient "montrer qu'ils sont pour la démocratie et pour le droit fondamental de décider", a déclaré à des reporters Jasone Agirre Garita, une députée régionale. "Ils veulent dénoncer l'attitude antidémocratique de l'Etat espagnol", a-t-elle ajouté.

L'appel à manifester avait été lancé par Gure Esku Dago, une organisation qui milite pour le droit des Basques à l'autodétermination.

Plus de 700 maires rassemblés

A Barcelone, ce sont plus de 700 maires venus de toute la Catalogne qui se sont rassemblés samedi pour confirmer leur soutien au référendum sur l'indépendance de la région prévu le 1er octobre, auquel le gouvernement central espagnol est opposé.

Les élus municipaux ont rencontré le président de la région Carles Puigdemont, artisan de ce scrutin, malgré la mise en garde de la justice espagnole. Celle-ci leur a fait savoir que les représentants de l'autorité qui participeront aux préparatifs du référendum étaient susceptibles d'être inculpés pour désobéissance civile, abus de pouvoir et détournement de fonds publics.

Madrid "incapable de dialoguer"

La maire de Barcelone, Ada Colau, qui a trouvé un accord avec le gouvernement régional catalan pour autoriser le vote dans la ville, a critiqué l'attitude de Madrid face à la crise lors d'un bref discours à la mairie.

"C'est une honte d'avoir un gouvernement qui est incapable de dialogue et qui se consacre à la place à poursuivre et intimider les maires et la presse", a déclaré Ada Colau.

Pour l'heure, 740 des 948 maires de Catalogne ont dit qu'ils autoriseraient l'utilisation de l'espace public pour l'organisation du référendum, selon l'Association des municipalités pour l'indépendance (AMI).

Perquisitions

La police espagnole a effectué des perquisitions ces derniers jours en Catalogne dans des imprimeries et les locaux de plusieurs journaux, à la recherche des bulletins de vote et des urnes qui doivent être utilisés pour le référendum.

Vendredi, la police a confisqué 100'000 tracts lors d'une perquisition, a annoncé le ministère de l'Intérieur, sans préciser l'endroit.

Le même jour, sept journaux ont reçu une mise en garde de la justice qui leur a enjoint de ne pas publier d'annonces liées à la campagne électorale, a annoncé samedi un porte-parole de la plus haute juridiction catalane.

Pour le retour à "la légalité"

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a appelé au retour de "la rationalité et de la légalité". Il a promis d'empêcher la tenue du scrutin.

"La seule chose que je demande aux maires et qu'ils respectent la loi et, à ce titre, ne participent pas à un référendum illégal", a déclaré samedi le président du gouvernement.

Selon les sondages, une minorité de Catalans souhaitent l'indépendance. Mais la majorité de la population veut néanmoins avoir l'opportunité d'exprimer son choix par un vote.

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ATS