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Des plaignants américains accusent le groupe pharmaceutique bâlois Roche d'avoir violé les lois antiterroristes américaines (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

La Justice américaine enquête sur les activités en Irak de plusieurs groupes pharmaceutiques. AstraZeneca ou encore Roche sont accusés d'avoir fourni gratuitement du matériel au gouvernement irakien, sachant qu'il serait ensuite revendus pour financer des attaques.

A l'occasion de la publication de ses résultats semestriels la semaine dernière, AstraZeneca a indiqué avoir reçu du ministère américain une demande d'informations "liée à une enquête pour corruption en Irak". Le document précise que cette enquête est liée, au moins partiellement, à une action en justice entamée en octobre devant un tribunal de Washington au nom d'anciens combattants américains tués ou blessés en Irak entre 2005 et 2009.

Les plaignants accusent le britannique AstraZeneca, mais aussi ses concurrents américains Pfizer et Johnson & Johnson et le bâlois Roche ainsi que le géant américain General Electric, qui fabrique de l'équipement d'imagerie médicale, d'avoir violé les lois antiterroristes américaines.

Dans l'espoir d'emporter des marchés en Irak, ces groupes auraient donné des échantillons de médicaments, et de l'équipement médical, au ministère irakien de la Santé. Celui-ci était alors contrôlé par des partisans du dirigeant chiite Moqtada Sadr.

Sur le marché noir

Le puissant dirigeant populiste, arrivé en tête aux élections législatives du 12 mai, dirigeait à l'époque une redoutable milice à la tête de la "résistance" à l'occupation des forces américaines. Il est aussi accusé d'avoir créé des escadrons de la mort contre les musulmans sunnites. Les plaignants affirment que les partisans de Sadr revendaient les produits donnés par les groupes pharmaceutiques sur le marché noir afin de financer ces attaques.

Dans un communiqué, AstraZeneca affirme que le groupe dispose d'un "programme de respect des lois solide et dynamique" et "ne tolère ni les pots-de-vin ni d'autres formes de corruption".

Le ministère de la Justice américain n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

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ATS