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Un policier lausannois est définitivement condamné pour abus d'autorité après avoir relâché de nuit un jeune homme près des bois de Sauvabelin. Le Tribunal fédéral (TF) confirme sa condamnation à sept jours-amende avec sursis.

Les faits remontent au 8 février 2010, après une fouille au poste de police. Au moment de relâcher un suspect auquel rien ne peut être reproché, le brigadier lui demande pourquoi il a fui à la vue de la police. L'intéressé rétorque qu'il aime courir.

L'agent lui propose de "l'emmener dans un endroit où il pourra s'adonner à ce sport". Direction la place des fêtes de Sauvabelin, où les policiers le déposent. Vers trois heures du matin, perdu, l'homme demande l'aide au 117. Le message est entendu par un supérieur. Alertée, la hiérarchie dénonce le cas à la justice.

Saisi d'un ultime recours, le TF juge que le comportement du policier, qui a voulu infliger une brimade à ce requérant d'asile tchadien, constitue un abus d'autorité.

Affaire similaire

En agissant comme il l'a fait, "il a porté atteinte de manière illicite à la liberté individuelle et de mouvement de l'intéressé en abusant des pouvoirs de sa charge" et relève que cet homme aurait dû être relâché au terme des vérifications d'usage à l'Hôtel de police.

Une autre affaire similaire n'est elle pas encore définitivement jugée. Elle concerne elle aussi des policiers lausannois, accusés d'avoir abandonné de nuit un jeune Erythréen près des bois de Sauvabelin et de l'avoir aspergé au poivre.

Acquittés par un tribunal lausannois puis nyonnais, les deux policiers devront une nouvelle fois comparaître pour abus d'autorité et lésions corporelles. Les juges cantonaux ont tenu compte de critiques du TF qui, dans un arrêt récent, avait accepté le recours du jeune homme. (arrêt6B_831/2011 du 14 février 2012)

ATS