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Patrick Siron a été condamné pour un commentaire au sujet d'un radar vandalisé, et pour une information au sujet d'agents blessés lors d'une intervention (photo d'archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le sergent-chef Patrick Siron, président du syndicat de la police neuchâteloise, a été condamné lundi pour deux affaires de violation du secret de fonction. Il écope de 30 jours-amende avec un sursis de deux ans.

Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers a ainsi suivi la réquisition du Ministère public neuchâtelois. L'avocat du prévenu, Jean-Marie Röthlisberger, a indiqué après la lecture du verdict qu'il allait faire recours auprès du Tribunal cantonal.

Dans le premier cas, Patrick Siron a écrit le 15 juillet 2014 sur sa page Facebook un commentaire au sujet d'un radar qui avait été vandalisé le 11 juillet. Dans le second cas, le 22 février 2015, il a informé les médias que des agents avaient été blessés lors d'une intervention à Môtiers (NE).

Il affirme avoir appris l'affaire de vandalisme dans un contexte privé quelques jours après les faits, et il considère qu'il pouvait en parler comme tout autre citoyen. Quant aux violences subies par des policiers, il estime qu'il avait le droit de relayer l'information en tant que président du syndicat.

Pendant son service

Mais selon le juge Alexandre Seiler, Patrick Siron a bel et bien eu connaissance du radar vandalisé dans le cadre de sa profession, en commençant son service le 11 juillet. Il avait d'ailleurs admis avoir aperçu la remorque endommagée dans le garage de la police.

"Lorsqu'on connaît l'esprit vif qui est le sien, on peut douter qu'il n'ait pas cherché à en savoir plus", a souligné le juge. Et cette affaire a forcément fait l'objet de conversations entre collègues ce jour-là, a-t-il ajouté. Il a donc violé le secret de fonction, même s'il a écrit ce commentaire lorsqu'il était en congé, après avoir entendu la rumeur dans une pharmacie.

Même constat pour l'intervention à Môtiers: c'est bien un collègue qui lui a annoncé la nouvelle par courriel. Et il n'était pas légitimé à communiquer librement à ce sujet, puisque sa hiérarchie l'avait clairement interdit. Il ne peut pas "se retrancher" derrière sa fonction de président du syndicat de la police, a relevé le juge.

ATS