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Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés de façon spontanée mercredi soir en banlieue parisienne et sur les Champs-Elysées à Paris. Ils protestaient contre la mise en examen pour homicide volontaire d'un de leurs collègues qui a tué un multirécidiviste en fuite en Seine-Saint-Denis.

L'affaire remonte à samedi soir. Un policier de 33 ans de Noisy-le-Sec, en banlieue parisienne, a tiré sur un homme de 28 ans qui était recherché pour n'avoir pas regagné sa prison après une permission de sortie en juin 2010. Son casier judiciaire comporte onze condamnations, notamment criminelles pour des faits de vols avec arme, selon le parquet.

Le policier a affirmé aux enquêteurs s'être retrouvé face au fuyard, qui l'aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui. Il a tiré à quatre reprises contre le jeune homme, décédé peu après.

Mais la version de la légitime défense a été mise à mal par l'autopsie et un témoignage, révélés par le parquet, selon lesquels la victime a été tuée d'une balle dans le dos.

Salaire

Très en colère contre la mise en examen de leur collègue, plusieurs centaines de policiers se sont réunis mercredi soir devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité à Bobigny. Ils ont ensuite voulu manifester devant le ministère de l'Intérieur mais en ont été empêchés par des barrages de police.

En milieu de soirée, un cortège d'une centaine de véhicules banalisés ou siglés "police" a fait irruption toutes sirènes hurlantes sur les Champs-Elysées, selon un journaliste de l'AFP.

En fin de soirée, les représentants de trois syndicats de gardiens de la paix ont été reçus au cabinet du ministre de l'Intérieur. Ils ont demandé que le policier, placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer, puisse continuer à toucher son salaire, a déclaré un de leurs représentants.

ATS