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La justice canadienne enquête sur une dizaine de policiers du Québec soupçonnés d'agressions sexuelles sur plusieurs femmes amérindiennes, selon une émission de Radio-Canada diffusée jeudi. Certaines de ces femmes sont portées disparues.

La Sûreté du Québec (SQ, police provinciale) a ouvert 14 dossiers sur des agents postés à Val d'Or (500 km au nord de Montréal). Ils contiennent des accusations de sévices sexuels, d'abus de pouvoir et d'intimidation portées contre eux par plusieurs femmes autochtones, selon l'enquête de la télévision publique dans laquelle des femmes racontent les sévices.

Après la diffusion d'extraits de cette émission, le Premier ministre du Québec Philippe Couillard a indiqué les "enquêtes vont bientôt se conclure". La police transmettra le dossier d'enquête au magistrat instructeur et, a-t-il ajouté, "il y aura potentiellement des accusations criminelles de portées".

Dans cette affaire, huit policiers font formellement l'objet d'une enquête de leur hiérarchie, selon Radio-Canada.

Un an pour voir un enquêteur

Le reportage donne la parole à plusieurs Amérindiennes vivant dans cette région isolée de l'Abitibi. Elles racontent avoir été embarquées de force dans les voitures de patrouille de la SQ afin d'être contraintes de réaliser des faveurs sexuelles.

En cas de refus, elles étaient frappées ou abandonnées dans des zones isolées, en pleine forêt et par un froid glacial, leur téléphone portable cassé, selon les témoignages. La famille d'une autochtone, disparue depuis le printemps 2014, affirme en outre aux journalistes de la télévision publique qu'il a fallu attendre un an avant de rencontrer un enquêteur de la SQ.

Après ces révélations, la ministre québécoise de la Sécurité publique Lise Thériault a jugé "inacceptable d'abuser de son poste et de son pouvoir pour agresser sexuellement des femmes ou en tirer profit, particulièrement lorsque les femmes sont dans des situations vulnérables".

Le gouvernement de la province francophone "prépare une politique sur la question des agressions sexuelles, il y aura un volet sur les femmes autochtones", a-t-elle assuré aux députés.

Le gouvernement Harper refusait d'enquêter

Ce reportage est diffusé alors que le futur Premier ministre canadien, Justin Trudeau, élu lundi, s'est engagé à lancer rapidement après sa prise de fonction, le 4 novembre, "une enquête publique nationale sur la disparition et le meurtre de plus de 1000 femmes autochtones".

Selon la Gendarmerie royale du Canada (police fédérale), il y a quelque 1200 cas de ce genre non élucidés entre 1980 et 2012 au Canada. Même pressé par les Nations unies, le gouvernement sortant de Stephen Harper a toujours refusé l'ouverture d'une enquête publique, telle que réclamée par les autres partis politiques et les associations amérindiennes.

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ATS