Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les manifestants ont marché en rangs serrés de la Grande mosquée du quartier populaire du Val Fourré jusqu'au commissariat de police de la ville où travaillait l'une des deux victimes.

KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

A l'appel d'associations musulmanes, plusieurs milliers de personnes ont défilé dimanche en région parisienne pour rendre hommage aux deux policiers assassinés le 13 juin par un djihadiste. Ils ont appelé à la mobilisation "contre la barbarie".

Les participants - évalués à 2500 par la police, 4000 à 5000 selon les organisateurs - se sont rassemblés à Mantes-la-Jolie, à 50 km au nord-ouest de Paris. Venus souvent en famille, ils ont marché en rangs serrés de la Grande mosquée du Val Fourré, un quartier populaire connu en France, jusqu'au commissariat de police de la ville où travaillait l'une des deux victimes.

"Mobilisons-nous contre la barbarie!", pouvait-on lire sur la banderole déployée en tête du cortège par des représentants du collectif des mosquées de l'agglomération. Abdelaziz El Jaouhari, président d'une mosquée de la commune limitrophe de Mantes-la-Ville, a dénoncé un crime relevant "de la bêtise la plus pure".

"Les politiques à eux seuls n'ont pas les solutions, la communauté musulmane non plus, mais ensemble, on peut peut-être en trouver une", a-t-il dit à l'AFP.

"Je suis la police"

Devant l'entrée du commissariat, les dignitaires musulmans ont déposé une gerbe après avoir observé une minute de silence. La foule a ensuite applaudi les fonctionnaires de police. "Je suis la police", pouvait-on lire sur une pancarte au milieu des anonymes.

Samedi, un rassemblement silencieux à l'appel d'élus avait déjà réuni un millier de personnes à Mantes-La-Jolie en hommage aux deux victimes.

Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider ont été assassinés à coups de couteau le 13 juin à leur domicile de Magnanville, près de Mantes, par un djihadiste, Larossi Abballa, abattu ensuite par une unité d'élite de la police française. Abballa a revendiqué son acte au nom du groupe Etat islamique (EI).

Les enquêteurs tentent d'établir s'il a pu bénéficier de complicités dans la préparation et l'exécution de son crime. Deux de ses proches ont été inculpés d'"association de malfaiteurs terroriste" et écroués samedi soir.

ATS