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Une trentaine de personnes ont manifesté à l'appel de l'Alliance contre le profilage racial mardi devant le tribunal de district de Zurich où se déroule le procès de trois policiers accusés de mise en danger de la vie d'autrui lors d'un contrôle en 2009 à Zurich.

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Trois policiers de la ville de Zurich accusés d'abus d'autorité et de mise en danger de la vie d'autrui comparaissent depuis mardi devant le tribunal de district. La procureure a demandé leur acquittement.

Il s'agit en fait de la reprise d'un procès qui avait été suspendu en novembre 2016. Le tribunal de district de Zurich avait alors demandé au procureur de compléter l'acte d'accusation concernant la mise en danger de la vie d'autrui.

La procureure a des doutes sur la version de la victime, un homme de 36 ans d'origine kényane. La magistrate a voulu par deux fois classer l'affaire. Elle a les deux fois obtenu l'accord du Tribunal cantonal. C'est finalement le Tribunal fédéral qui l'a forcée à instruire l'affaire.

L'affaire remonte à octobre 2009. Alors qu'ils cherchaient un suspect noir, des membres de la police municipale zurichoise ont contrôlé le Kényan dans un tram. L'homme a protesté, estimant qu'il s'agissait d'un délit de faciès et qu'il avait été le seul à être contrôlé dans le tram.

Selon ses propres dires et ceux de son avocat, le Kényan aurait été sommé de descendre du tram, puis la situation aurait dégénéré. Il aurait été rué de coups, étranglé et maîtrisé au moyen d'un spray au poivre. Il aurait souffert par la suite de blessures au cou et au visage, à une vertèbre lombaire, à un fémur et à un genou.

Vie pas mise en danger?

La procureure a déclaré mardi qu'elle soutient la position de la défense qui demande l'acquittement. Selon la magistrate, la vie de la victime n'a jamais été menacée. Elle ne croit pas à la version du Kényan qui prétend avoir dit au policier qu'il venait d'avoir été opéré du coeur.

La magistrate soupçonne le Kényan de vouloir gagner du temps. Une procédure a été ouverte contre lui pour violence et menace contre des fonctionnaires. Elle a toutefois été suspendue en raison de la procédure ouverte contre les policiers et les faits sont prescrits depuis l'automne 2016.

En conclusion, il n'y a ni mise en danger de la vie d'autrui ni abus d'autorité. Les policiers ont agi correctement et on ne peut pas parler de profilage racial. Si le trentenaire avait montré ses papiers d'identité sans lancer une discussion sur sa couleur de peau, rien ne se serait passé.

Suite du procès mercredi

Dans son plaidoyer de plusieurs heures, l'avocat de la victime a accusé plusieurs fois la procureure de partialité. Il a demandé qu'elle soit remplacée pour assurer un procès équitable.

Les trois policiers rejettent les accusations de violence. Ils estiment que le contrôle a été mené correctement compte tenu de l'agressivité du Kényan. Il a refusé à plusieurs reprises de montrer ses papiers d'identité et n'a jamais évoqué une opération du coeur.

Le plaidoyer de l'avocat du Kényan se poursuit mercredi, avant que la parole passe à la défense. On ne sait pas si un jugement sera prononcé le même jour.

Une trentaine de personnes ont manifesté mardi matin devant le tribunal à l'appel de l'Alliance contre le profilage racial. Cette organisation dénonce la multiplication des cas de violences policières à caractère raciste et discriminatoire.

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ATS