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Les paysans recevront près de 13,7 milliards de francs de l'Etat entre 2014 et 2017. Le Conseil fédéral a transmis mercredi au Parlement son message sur la nouvelle politique agricole. A la clé, des paiements directs plus ciblés. Les requêtes des agriculteurs ont été largement entendues.

La politique agricole 2014-2017 est censée renforcer l'innovation et la compétitivité. En principe, la production devrait augmenter de 3 à 5%, malgré l'amélioration exigée des prestations en faveur de l'environnement et du bien-être des animaux. Le revenu sectoriel devrait croître quant à lui de 110 millions sur quatre ans.

La répartition des moyens entre les différentes enveloppes demeure largement semblable au système actuel. Les paiements directs se taillent la part du lion avec plus de 2,8 milliards par année, contre quelque 444 millions destinés à la promotion des ventes et 160 millions pour les mesures sociales.

Mieux cibler

La nouvelle politique vise à mieux cibler le financement des différentes prestations du monde agricole. Face à la grogne des milieux agricoles, le gouvernement a revu la distribution des moyens dans les différents pots. Les nouvelles contributions de transition seront finalement limitées à 480 millions.

Versées en fonction de la surface, ces contributions totalisant plus d'un milliard par an remplaceront les contributions pour la garde d'animaux. Celles-ci avaient pour défaut d'inciter à l'intensification de l'élevage, posant des problèmes écologiques.

Pâturages

Une contribution d'alpage plus conséquente pour les exploitations à l'année devrait être introduite afin d'assurer l'entretien des pâturages. Les agriculteurs de montagne auront droit à un nouveau système de rémunération pour les terrains extrêmement en pente.

L'éventail des aides prévoit également des contributions au paysage cultivé, à la biodiversité et au système de production respectueux de l'environnement et des animaux.

Dans le soutien à la production et aux ventes (442 millions de francs en 2014), quasiment rien ne change pour l'économie laitière ni la production animale.

ATS