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La statuaire soviétique a commencé à être déplacée dès 1989 déjà - ici dans la ville de Nowa Huta près de Cracovie.

KEYSTONE/AP/ANONYMOUS

(sda-ats)

La Pologne va démanteler plus de 200 monuments à la gloire de l'Armée rouge, qui rappellent la domination soviétique en Pologne à l'époque communiste. Elle les transférera dans un parc dédié.

"Il n'y a pas de raison que des monuments à la mémoire de l'Armée rouge, qui par deux fois a envahi le pays (en 1920, pendant la guerre polono-bolchévique, et en 1939 de concert avec l'Allemagne) et qui est responsable de nombreux crimes après la guerre, soient glorifiés", a déclaré Pawel Ukielski, président adjoint de l'Institut polonais de la mémoire nationale (IPN).

Le projet s'inscrit dans la nouvelle politique historique du parti conservateur Droit et Justice (PiS) arrivé au pouvoir l'an dernier et qui cherche à éliminer toutes les traces communistes.

"Il ne s'agit pas de monuments érigés dans les cimetières. Les tombes des soldats soviétiques tombés pendant la guerre continueront d'être protégées par l'Etat polonais avec le plus grand respect", a assuré l'historien.

En revanche, "les monuments dits de 'gratitude à l'Armée rouge' seront transférés à Borne Sulinowo" (nord-ouest) où les troupes soviétiques en Pologne ont stationné pendant près d'un demi-siècle, a-t-il précisé.

Colère à Moscou

Le démantèlement l'an dernier d'une plaque commémorative du général Ivan Tcherniakhovski à Pieniezno (nord), où ce chef militaire a été tué en février 1945 dans des combats contre l'armée allemande, avait provoqué la colère de Moscou.

"Nous espérons que notre projet n'aura pas de conséquences négatives sur les relations entre la Pologne et la Russie", a déclaré M. Ukielski. Les 229 monuments soviétiques qui vont être démantelés sont disséminés dans tout le pays, mais surtout dans le nord-ouest de la Pologne", a-t-il précisé.

Le futur parc pourrait être inauguré dès septembre 2017. Il sera expliqué aux visiteurs "quelle signification et quel rôle avaient ces monuments pendant la dictature communiste", a précisé Ukielski.

Les autorités locales tiennent à démanteler les monuments dans la discrétion "pour éviter des provocations et des manifestations, comme ce fut le cas à Pieniezno", a expliqué la porte-parole de l'IPN Agnieszka Sopinska-Jaremczak.

ATS