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Une nouvelle vidéo de porcs maltraités crée la polémique dans le canton de Vaud (photo prétexte).

KEYSTONE/EPA/ROBERT GHEMENT

(sda-ats)

La Fondation Mart affirme avoir des preuves irréfutables du lieu et de la date où ont été prises des nouvelles images de cochons maltraités dans une porcherie vaudoise. Elle attend de Philippe Leuba qu'il se positionne face à "ces horribles conditions d'élevage".

Suite aux accusations de tromperie par le groupe exploitant la porcherie quant à la date et au lieu du tournage, la Fondation Mart (Mouvement pour les animaux et le respect de la terre) attend sereinement d'être assignée, indique-t-elle jeudi dans un communiqué.

Si procès il y a, cela permettrait de lever les doute sur la réalité des conditions d'élevage dans de trop nombreuses exploitations. Et de répondre aux questions que la fondation se pose sur la disparition des animaux blessés qui apparaissent dans la vidéo, poursuit-elle.

Les suites

Au niveau politique, le mouvement attend que Philippe Leuba, chef du Département de l'économie, ministre de tutelle du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV), "se positionne face aux horribles conditions que l'éleveur réserve à ses animaux".

Dès lors que Coop et Migros retirent leur confiance aux produits carnés provenant des élevages porcins de cette entreprise, il apparaît important que le chef de l'économie fasse connaître les suites qu'il entend donner à ces maltraitances animales dont se préoccupent de plus en plus les milieux économiques, note la fondation. Jeudi, l'ats n'a pas pu joindre ni le conseiller d'Etat, ni le vétérinaire cantonal pour une réaction.

Ensanglanté

Les images publiées mercredi révèlent des espaces sombres, des cochons entassés faisant leurs besoins les uns sur les autres, se mordant ou affichant des plaies ensanglantées. Selon la fondation, la vidéo a été tournée dimanche sur un site vaudois, à la Praz.

La famille exploitante conteste. Son avocat a émis de grands doutes sur le lieu et la date du tournage des images. Selon lui, le SCAV a procédé à des contrôles inopinés, dont les derniers, en avril et ce mardi, n'ont rien révélé. L'entreprise avait déjà été mise en cause en septembre 2016 pour des faits similaires.

ATS