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Le FC Bâle n'a rien pu faire contre Porto, vainqueur 4-0 en 8es de finale retour de la Ligue des champions (1-1 à l'aller). Valeureux, les Rhénans ont cependant dû faire face à leurs propres limites.

Déjà outrageusement dominés chez eux trois semaines plus tôt, les Bâlois n'ont pu que légèrement infléchir la tendance en première période au Dragão. A la mi-match, ils n'avaient plié qu'une seule fois, sur un coup franc de Yacin Brahimi (14e), avec une possession de balle honnête (45%) et trois tirs tentés. Soit trois fois plus qu'à l'aller...

On peut moquer ou s'énerver des lieux communs lénifiants derrière lesquels joueurs et entraîneurs se cachent à longueur de saison, mais force est de reconnaître que certains sont tout de même vrais. Comme le fameux "tout se joue sur des détails". Ainsi quand Shkelzen Gashi a armé une frappe croisée qui a frôlé le poteau de Fabiano, à la 44e, on était en droit de se dire que si l'international albanais avait tourné sa cheville ne serait-ce que d'un demi-degré plus à l'intérieur, le FCB aurait pu regagner les vestiaires avec un salaire royal. Pareille cruauté envers les Portugais n'est, malheureusement pour Bâle, pas arrivée.

Bien au contraire, puisque les hommes de Julen Lopetegui n'ont mis que onze minutes pour définitivement débarrasser le champion de Suisse de ses rêves. Un débordement de l'excellent Brahimi, un service pour Hector Herrera, un tir enroulé à l'entrée de la surface: 2-0 à la 47e. Une énième faute rhénane offrant un bon coup franc, un splendide essai de Casemiro: 3-0 à la 56e. Sans pitié, les Dragons ont rappelé à tout le monde que certes, parfois, le coeur, l'abnégation et la foi permettent aux nains de renverser des géants. Mais pas si ces mêmes géants s'appliquent avec sérieux à faire régner la terrible mais logique loi du plus fort.

Car c'est bien de cela qu'il s'est agi, tant sur les bords du Rhin que sur ceux de l'Atlantique: de la loi du plus fort. Et tout le déficit technique et physique des Bâlois - dans le domaine offensif surtout - s'est payé inéluctablement. Comment en aurait-il pu finalement être autrement? Porto, ce sont 27 titres de champion du Portugal, deux sacres européens (1987 et 2004), deux Coupes de l'UEFA (2003 et 2011) et, surtout, un effectif estimé à 212,7 millions d'euros, soit quatre fois plus que celui du plus beau fleuron helvétique!

Illustration parfaite de l'immense écart qui sépare Porto de Bâle, le 4-0 signé, après un solo dans l'axe et un missile lancé de plus de 25 mètres, par Vincent Aboubakar. Celui-là même qui a remplacé à la pointe de l'attaque portugaise la star de l'équipe Jackson Martinez, forfait pour la rencontre (adducteurs). Ce n'est pas demain la veille qu'un club suisse aura une telle profondeur de banc.

Pour le FCB, le constat est clair. Sa progression depuis plus de dix ans est magnifique et impressionnante. Mais s'il entend la poursuivre jusqu'à forcer la porte du gotha, il devra encore franchir un palier qui, ne serait-ce que du strict point de vue financier, semble lui être interdit.

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ATS