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Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues de Lisbonne à l'appel de la CGTP, principale confédération syndicale portugaise. Elles ont protesté contre la politique d'austérité menée par le gouvernement de centre-droit sous l'égide de l'UE et du Fonds monétaire international (FMI).

Les syndicats s'attendaient à une participation plus importante que lors de la manifestation de samedi dernier à Porto, la grande ville du nord du pays, qui avait rassemblé quelque 30'000 personnes selon leurs propres estimations.

"Si le gouvernement poursuit sur cette voie, le Portugal va couler", a déclaré à l'AFP Joao Cruz, un cheminot de 43 ans qui a perdu cette année deux mois de son salaire à mille euros en raison des mesures de redressement budgétaire.

Appelant à la mobilisation "contre l'exploitation et l'appauvrissement", la CGTP s'oppose notamment à la réforme du code du travail adoptée début mai par le Parlement, qui a assoupli les règles en matière de licenciements et d'horaires, puis supprimé des congés et des jours fériés.

Mesure attendue

Prévue par le plan de rigueur et de réformes exigé au Portugal en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'Union européenne et le FMI, cette réforme a reçu l'aval de l'UGT, deuxième centrale du pays et historiquement plus modérée, provoquant la division du mouvement syndical portugais.

Alors que le pays devrait connaître cette année une récession de 3% du PIB, pour un taux de chômage record de 15,5 %, la contestation des mesures d'austérité n'atteint pas au Portugal la même ampleur qu'en Grèce ou en Espagne.

Le Parti communiste a annoncé vendredi son intention de déposer une motion de censure contre le cabinet du chef de gouvernement Pedro Passos Coelho, la première depuis son arrivée au pouvoir il y a un an. Mais le texte, qui sera débattu et voté le 25 juin, n'a aucune chance d'être adopté car la coalition gouvernementale dispose elle d'une confortable majorité parlementaire.

ATS