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Des dizaines de milliers de fonctionnaires et de militaires ont manifesté samedi à Lisbonne contre les mesures d'austérité du gouvernement de centre-droit. La tension sociale progresse. "Non au vol des salaires" et "emploi oui, chômage non", ont scandé les manifestants.

Les fonctionnaires de Lisbonne, qui ont défilé sur l'avenue Libertade, principale artère de la capitale, avaient reçu le renfort de collègues de plusieurs villes du pays. Des policiers en civil ont également participé à la manifestation.

"Contre l'offensive du gouvernement, pour les droits, pour les salaires et la dignité", ont exigé les fonctionnaires en colère en tapant sur des casseroles et en lançant des coups de sifflet.

Les slogans tels que "FMI dehors", "FMI égale chômage, misère et faim" ont également été abondamment repris par les fonctionnaires dont la manifestation était considérée comme une "répétition" de la grève générale prévue le 24 novembre prochain.

Défilé de militaires

Dans un autre quartier du centre de Lisbonne des militaires en civil ont, de manière très inhabituelle, protesté contre notamment le gel des promotions et le blocage des plans de carrière.

"L'application aveugle des mesures d'austérité porte préjudice à l'institution militaire. L'armée ne peut pas être traitée ainsi", selon Antonio Lima Coelho, responsable de l'Association des officiers.

Les deux manifestations sont intervenues au lendemain de l'approbation au Parlement du budget 2012, d'une extrême rigueur et dont les principales mesures pénalisent les fonctionnaires.

Parmi ces mesures figurent la suppression des 13e et 14e mois pour les fonctionnaires et les retraités aux revenus supérieurs à 1000 euros. Il est aussi prévu d'augmenter d'une demi-heure la durée quotidienne du travail dans le secteur privé.

ATS