Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Thomas Jordan reprendra les rênes de la Banque nationale suisse. Le Conseil fédéral l'a nommé mercredi pour succéder au démissionnaire Philipp Hildebrand. Fritz Zurbrügg accède quant à lui à la direction de la banque centrale et Jean Studer présidera le Conseil de banque.

Le conseiller d'Etat socialiste a par ailleurs annoncé qu'il ne se représentera pas aux élections pour le gouvernement neuchâtelois au printemps prochain. Le nouveau dirigeant de l'organe de surveillance de l'institution n'exclut pas de se retirer de l'exécutif cantonal plus tôt, a-t-il dit mercredi.

Thomas Jordan occupait déjà la présidence ad interim depuis le départ de Philipp Hildebrand en janvier. Le chef de l'Administration fédérale des finances Fritz Zurbrügg vient compléter le triumvirat à la tête de la banque centrale, également composé de Jean-Pierre Danthine, qui devient vice-président.

Cap maintenu

Le nouveau président de la Banque nationale ne compte pas infléchir la politique monétaire. En fonction dès mercredi, M. Jordan a plaidé devant la presse à Berne pour la stabilité. Il a assuré que l'arrimage du franc à l'euro était absolument nécessaire et qu'il le défendrait quelle que soit l'évolution des marchés financiers.

La BNS reste déterminée à défendre son cours plancher de 1,20 franc pour un euro fixé le 6 septembre dernier. A cette fin, l'institut d'émission est prêt à acheter des devises en quantité illimitée. Le taux était passé brièvement sous 1,20 franc il y a deux semaines, suite à une anomalie de marché.

Réactions favorables

Les nominations à la Banque nationale n'ont guère fait de vagues. Les partis gouvernementaux ont salué la confirmation de Thomas Jordan à la présidence de la BNS. Les milieux économiques font également part de leur satisfaction, jugeant la décision logique.

Le PS salue plus particulièrement la désignation de M. Studer à la présidence du Conseil de banque. Le PLR estime pour sa part que la nomination d'un conseiller d'Etat socialiste en fonction est préoccupante et les conflits d'intérêts sont préprogrammés. Il exige dès lors que M. Studer démissionne immédiatement de ses fonctions gouvernementales.

ATS