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Le président de l'ASB Herbert Scheidt juge que les dossiers concernant l'accès au marché financier de l'Italie et de la France n'évoluent pas de manière satisfaisante (archives).

KEYSTONE/TI-PRESS/GABRIELE PUTZU

(sda-ats)

L'Association suisse des banquiers (ASB) veut à utiliser comme moyen de pression la contribution de la Suisse à titre d'aide au pays de l'est de l'Union européenne (UE). Elle exige de Berne de lier "le milliard de cohésion" à l'accès aux marchés financiers européens.

L'ASB prône des marchés ouverts et demande avec insistance que Bruxelles reconnaisse l'équivalence des lois suisses dans le domaine financier, écrit l'association jeudi à l'occasion de la Journée des banquiers. A défaut de reconnaissance, "il n'y a pas lieu d'aller plus loin dans les discussions avec l'UE sur la contribution à la cohésion", tranche-t-elle.

"Les banques helvétiques bénéficient certes d'une place financière stable, solide et fiable", a déclaré le président de l'ASB Herbert Scheidt, devant les médias à Zurich. "Mais cela ne suffit pas pour rester à la pointe, car la concurrence nationale et internationale est rude."

"Les dossiers concernant l'accès au marché de certains pays, en particulier l'Italie et la France, n'évoluent pas de manière satisfaisante à nos yeux", a insisté M. Scheidt. Il juge en particulier l'UE "trop lente" sur la question de l'équivalence et veut à ce titre subordonner la contribution à la cohésion à la reconnaissance des lois financières suisses par l'UE.

Pour mémoire, Berne envisage une nouvelle contribution de la Suisse au profit de la réduction des inégalités économiques et sociales dans les pays de l'UE - le fameux "milliard de cohésion". Le Conseil fédéral envisage en effet de reconduire cette aide financière de manière plus ciblée, en mettant l'accent sur la formation professionnelle et la migration.

Avant de décider sur l'opportunité d'une nouvelle contribution, le Conseil fédéral s'est donné le temps jusqu'au début de l'automne pour avoir une appréciation générale de l'évolution des dossiers. Car Berne attend aussi des signaux clairs et des actes concrets de Bruxelles dans les négociations en cours sur un accord-cadre institutionnel.

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ATS