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Erik Fyrwald, directeur général de Syngenta, est inquiet qu'en Europe le processus réglementaire devienne trop politique (archives).

KEYSTONE/PATRICK STRAUB

(sda-ats)

L'Union européenne (UE) a reporté cette semaine sa décision sur une possible interdiction du glyphosate de Monsanto. Le directeur général de Syngenta rappelle que cet herbicide n'est pas un gros enjeu économique pour le groupe agrochimique bâlois.

"Nous utilisons du glyphosate parmi d'autres ingrédients dans certains de nos produits", a déclaré Erik Fyrwald, directeur général de Syngenta dans une interview parue vendredi dans Le Temps. "Au final, les produits qui contiennent cette molécule ne représentent qu'à peine 2% de nos ventes".

Pour le patron du groupe bâlois, "la vraie question est ailleurs. Nous sommes inquiets qu'en Europe le processus réglementaire devienne trop politique. Il faut évidemment s'interroger sur les possibles effets nocifs d'un pesticide. Mais sur une base scientifique".

Si l'UE finit par bannir le glyphosate, Erik Fyrwald rappelle qu'il existe un grand nombre d'autres herbicides. Selon lui, ils sont toutefois "moins efficaces et plus sélectifs. Et ils doivent être utilisés différemment".

Le directeur général de Syngenta trouve que l'industrie du bio est "intéressante, car les consommateurs paient un prix élevé pour le bio. Nous vendons à ce secteur nos produits, que ce soit des pesticides ou des semences".

Les OGM: 8% des ventes

Erik Fyrwald précise que les consommateurs ne savent pas souvent que l'industrie organique utilise des pesticides. En Suisse, le bio représente 8% de la production et au niveau global 3%. Cela reste un secteur de niche. Et selon lui, "l'agriculture bio ne produira jamais assez pour nourrir le monde".

Les OGM représentent 8% des ventes de Syngenta. "Avec ce type de produits, beaucoup moins de pesticides sont utilisés", ajoute le patron.

Même si le groupe a été racheté par le conglomérat chinois ChemChina, le directeur général rappelle que Syngenta reste "très attachée à la Suisse, qui reste notre base, notamment en matière de recherche fondamentale". Le groupe vient ainsi d'investir près de 7 millions de francs sur son site de Vouvry (VS).

Par rapport à l'actionnaire chinois, Erik Fyrwald constate qu'"ils posent beaucoup de questions, mais n'interviennent jamais dans la marche quotidienne des affaires".

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ATS