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Vladimir Poutine a "souligné l'importance des efforts diplomatiques visant à surmonter" les différends dans le Golfe et à "normaliser la situation" (archives).

KEYSTONE/AP POOL REUTERS/SERGEI KARPUKHIN

(sda-ats)

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu samedi au téléphone avec l'émir du Qatar et le roi du Bahreïn. Il les a invités au dialogue pour résoudre la crise diplomatique dans le Golfe, a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

Lors de son entretien téléphonique avec l'émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad al Thani, Vladimir Poutine a "souligné l'importance des efforts diplomatiques visant à surmonter leurs différends et normaliser la situation", selon le Kremlin. Il a aussi évoqué des domaines de coopération entre les deux pays, comme l'énergie et les investissements.

Un peu plus tôt, le président russe avait insisté sur la nécessité d'un "dialogue direct" entre les protagonistes pendant son entretien avec le roi de Bahreïn, Hamad bin Issa al Khalifa. Selon lui, ce conflit "exerce une influence négative sur le Moyen-Orient".

Ultimatum fixé à Doha

Le Bahreïn, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques et commerciales avec le Qatar il y a trois semaines. Ils accusent l'émirat de soutenir le terrorisme et de vouloir se rapprocher de l'Iran, ce que Doha dément.

Ils ont posé treize conditions pour mettre fin à la crise, comme la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazeera, la réduction des relations avec l'Iran ainsi que la fermeture d'une base militaire turque au Qatar. Ces conditions ont été juéges pour la plupart inacceptables par le Qatar mais aussi pour certaines par l'ONU.

Le ministre qatari des Affaires étrangères a réitéré samedi que l'émirat n'avait nullement l'intention d'accepter un ultimatum qui vise à limiter sa souveraineté. "Nous sommes disposés à dialoguer mais dans des conditions adéquates", a déclaré à la presse Cheikh Mohammed bin Abdoulrahman al Thani lors d'un déplacement à Rome.

Convoqué vendredi devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Bahreïn a justifié, en son nom et celui de ses voisins, le blocus commercial qu'il impose au Qatar par des raisons de "sécurité nationale", un argument inédit dont certains experts craignent qu'il ne fasse jurisprudence.

Optimisme turc

La Turquie, elle, s'est montrée optimiste samedi sur la possibilité d'une solution à cette crise. "Il y a des signes qu'une solution est possible. C'est notre impression générale", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence turque, après une rencontre entre le président Recep Tayyip Erdogan et le ministre qatari de la Défense, Khaled bin Mohammed al-Attiyah, à Ankara.

"Nous sommes convaincus de la nécessité de poursuivre nos efforts pour prendre des mesures qui vont dans le bon sens", a ajouté le porte-parole. Parmi les conditions fixées par Ryad et ses alliés à Doha figurent aussi la fermeture d'une base militaire turque.

Ankara, qui entretient des relations privilégiées avec Doha, mais aussi de bonnes relations avec les autres monarchies du Golfe, s'efforce de jouer un rôle de médiateur dans cette crise.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a multiplié les entretiens téléphoniques avec les dirigeants impliqués, dénonçant vigoureusement des sanctions "inhumaines" imposées au Qatar, tout en prenant garde à ne pas critiquer frontalement l'Arabie saoudite.

La Turquie a par ailleurs commencé à envoyer des denrées alimentaires au petit émirat gazier.

ATS