Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Vladimir Poutine a vanté les bénéfices des frappes russes en Syrie tant pour le régime de Bachar al-Assad que pour l'"opposition armée", jeudi lors de sa conférence annuelle. Le président russe a aussi appelé Damas à accepter les décisions de l'ONU.

"Nous soutenons avec des frappes leurs efforts (de l'opposition, ndlr) dans la lutte contre l'EI tout comme nous soutenons ceux de l'armée syrienne", a déclaré Vladimir Poutine devant plus de mille journalistes. Depuis plusieurs jours, le Kremlin et le ministère russe de la Défense vantent l'aide militaire qu'ils apporteraient à ceux qu'ils bombardaient jusque-là.

Engagée militairement depuis le 30 septembre dans des raids aériens en Syrie, l'aviation russe est en effet régulièrement accusée par les Occidentaux et les pays arabes de s'en prendre à l'opposition modérée qui combat le régime syrien, plutôt qu'aux djihadistes de l'Etat islamique.

Le Secrétaire d'État américain John Kerry s'en est encore inquiété mercredi lors de sa visite à Moscou. Il a néanmoins assuré que M. Poutine avait pris ses critiques "en considération".

Des concessions "des deux côtés"

Sur la question de la gouvernance en Syrie, Vladimir Poutine a de nouveau souligné que "seuls les Syriens peuvent décider" qui doit les diriger. Il a cependant a appelé le régime de Damas à accepter ce qui sera décidé à l'ONU, "même si cela peut ne pas leur plaire".

Le chef d'Etat a dit souhaiter un mécanisme "transparent" qui aidera les Syriens à organiser un scrutin démocratique pour élire leur dirigeant. Il a souligné que "des concessions doivent être faites des deux côtés".

"Avons-nous un plan (pour le règlement du conflit)? Nous l'avons (...). Dans ses principaux aspects, il concorde avec celui avancé par les Américains, aussi surprenant que cela puisse paraître", a lancé M. Poutine. Moscou a dit à plusieurs reprises être prêt à établir des contacts avec l'Armée syrienne libre pour trouver une issue politique au conflit, tout en ironisant sur son existence réelle ou celle de ses chefs.

Une base permanente inutile

Selon Vladimir Poutine, la Russie n'a pas besoin d'une base permanente en Syrie, car les armes dont elle dispose suffisent à "frapper" quiconque à plusieurs milliers de kilomètres autour des frontières russes. Moscou dispose actuellement de l'usage d'une base navale à Tartous, en Syrie, au sud de Lattaquié.

Ces propos interviennent à la veille d'une réunion sur la Syrie à New York entre ministres des Affaires étrangères. Il y sera notamment question du sort du président syrien, élément crucial du règlement d'une guerre qui, en quatre ans et demi, a tué plus de 250'000 personnes et en a jeté plusieurs millions d'autres sur les routes.

"Lécher les Américains quelque part"

Le chef de l'Etat russe est par ailleurs revenu sur l'attitude d'Ankara après que la Turquie a abattu un avion militaire russe au-dessus de la frontière syrienne le 24 novembre. "Les actes du pouvoir turc concernant notre avion qu'ils ont abattu n'étaient pas bienveillants mais hostiles", a martelé le président russe. Il a accusé la Turquie de "s'être cachée derrière l'Otan", dont elle est membre.

"Si quelqu'un, au sein du gouvernement turc, a décidé de lécher les Américains quelque part, je ne sais pas si nous avons besoin de ce genre d'Américains", a ajouté Vladimir Poutine connu pour son franc-parler.

Pas de troupes régulières en Ukraine

Il s'est enfin exprimé sur l'Ukraine, soulignant que la Russie n'avait jamais dit qu'il n'y avait pas de Russes accomplissant certaines tâches militaires dans ce pays. Les autorités russes disent en revanche qu'il n'y a pas de troupes régulières dans l'est de l'Ukraine, a précisé le président russe: "voyez la différence".

Près de deux ans après le déclenchement de la crise en Ukraine, Poutine a enfin souligné que la Russie n'avait aucun intérêt à ce que la situation se dégrade. Il a dit vouloir une solution, mais pas aux dépens de la population russophone de l'Est ukrainien.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Sondage Suisses de l'étranger

Sondage: clavier et main close up

Suisses de l’étranger, donnez-nous votre avis

Meinungsumfrage

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS