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Le président russe Vladimir Poutine (au centre) a participé à son émission annuelle en direct au cours de laquelle il jongle pendant des heures avec les tracas quotidiens de la population.

KEYSTONE/AP Pool Sputnik Kremlin/ALEXEI DRUZHININ

(sda-ats)

Le président russe Vladimir Poutine a longuement répondu jeudi aux préoccupation de ses concitoyens à la télévision. Se voulant rassurant envers les Russes, conciliant mais ferme envers les Occidentaux, il a vanté une Russie qui "avance dans la bonne direction".

A une semaine du début de la Coupe du monde de football, M. Poutine a orchestré sa "Ligne directe" annuelle, une émission en direct au cours de laquelle il jongle pendant des heures avec les tracas quotidiens de la population, les remontrances à l'égard des responsables dans les régions et les confidences sur sa vie privée.

Il est longuement revenu sur les promesses de son quatrième mandat - qui court jusqu'en 2024: augmenter l'espérance de vie et redresser la démographie déclinante de la Russie, diviser par deux la pauvreté et faire entrer son pays dans les cinq premières économies mondiales.

"Dans l'ensemble, nous avançons totalement dans la bonne direction. Nous nous sommes placés sur les rails d'une croissance durable de l'économie", a estimé le président russe. Il a souligné le développement de l'industrie et de l'agriculture et le niveau historiquement bas de l'inflation. "Il y a, bien entendu, un certain nombre de problèmes à régler".

Appel à la "retenue"

Au-delà de l'économie, le chef de l'Etat a évoqué les tensions avec l'Occident, qui sont au plus haut. Il a dit espérer que la "retenue" prévaudrait contre "toute action extrême et dangereuse pour la civilisation contemporaine", vantant la "parité stratégique" qui permet selon lui d'assurer la paix dans le monde depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

"Il est temps de s'asseoir à la table des négociations et de ne pas seulement réfléchir, mais de développer des schémas adéquats et modernes en faveur de la sécurité internationale et européenne", a plaidé M. Poutine, critiquant la position américaine.

Les accusations des Occidentaux à l'encontre de Moscou sont "un moyen de contenir la Russie, tout comme les sanctions", a-t-il jugé: "Ils ont recours à cela, car ils voient la Russie comme une menace, ils voient qu'elle devient un concurrent".

Moscou "cherche toujours le compromis"

"Il est clair que nous devons défendre nos intérêts économiques et sécuritaires", a-t-il poursuivi, assurant toutefois que la Russie "cherche toujours le compromis".

Les Russes ont été plus de deux millions à vouloir poser des questions au président, selon les chiffres présentés par la chaîne Rossia 24. Nouveauté cette année, M. Poutine s'est évertué à résoudre les problèmes rapportés par la population en direct avec les autorités régionales et les ministres via liaison vidéo.

A une semaine du début, le 14 juin, de la Coupe du monde de football, Vladimir Poutine a aussi assuré que tout serait fait pour rentabiliser les stades flambant neufs, parfois dans des villes sans club de premier plan, construits pour l'événement dans lequel la Russie a investi 13 milliards de dollars.

Il a averti les autorités régionales qui vont hériter de ces bâtisses: pas question de s'en servir pour abriter des marchés comme "dans certains équipements sportifs de Moscou dans les années 1990".

Critiques d'Amnesty

Loin des projecteurs du Mondial, Amnesty International s'est inquiété jeudi pour les défenseurs des droits humains en Russie. Ils "encourent de gros risques malgré leur engagement pacifique", a souligné l'ONG dans un communiqué. Elle dénonce notamment la pratique "particulièrement perfide" de "diffamer les militants en les traitant d''agents de l'étranger'".

"Par ce dénigrement constant et parfois même par la criminalisation du travail des défenseurs des droits humains, les autorités ont réussi à faire croire à une large tranche de la société russe qu'ils sont des ennemis de la Russie", a déclaré Lisa Salza, responsable de la campagne Russie pour la section suisse d'AI.

L'organisation critique également l'interdiction de manifester quasi-totale pendant toute la durée de l'événement.

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ATS