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Près d'une société sur cinq (17,6%) a changé de directeur général l'an dernier en Suisse, selon une étude. Lors de ces changements, les candidats externes apparaissent les plus recherchés, en particulier dans les situations de mutation dans l'entreprise.

Avec son taux de 17,6%, la Suisse apparaît au-dessus de la moyenne mondiale de 16,6% de changement de directeur général au cours de l'année écoulée, a indiqué mardi Strategy&, le conseil en stratégie de PwC. La moyenne des seuls pays de l'espace germanophone (Allemagne, Autriche et Suisse) se situe quant à elle à 16,7%.

Dans près d'un tiers des entreprises, le directeur général (CEO dans le jargon) est parti avant la fin de son mandat contractuel. Pour plus de la moitié (58,1 %), ces départs étaient planifiés, relève l'étude.

Services financiers instables

Les services financiers (banques et assurances pour l'essentiel) font figure de branche la plus volatile. Les dirigeants y disposent de la situation la moins stable, avec un taux de changement de 21,1% l'an dernier.

La moitié des candidats à des postes de directeurs généraux en Suisse venaient de l'extérieur, soit 10% de plus qu'en 2014, un taux qui confirme une tendance de fond. En Allemagne, ils étaient 16% dans ce cas, et 23% dans le monde.

PwC avance trois explications au phénomène. Tout d'abord, les grandes entreprises suisses ont un actionnariat dynamique et une activité de reprise qui conduisent plutôt à des directeurs généraux externes. Ensuite, certains fleurons ont connu en 2015 une situation financière difficile et ont misé sur des CEO externes.

Enfin, il existe en Suisse une préférence naturelle durable pour les directeurs généraux externes. Dans les branches dont les modèles d'affaires sont remis en question par une transformation technologique ou structurelle, la part des CEO externes apparaît particulièrement élevée.

Toujours très peu de femmes

À l'échelle mondiale, les entreprises de télécommunications, de la santé et les fournisseurs d'énergie recourent plus facilement à des dirigeants externes. Ceux-ci disposent généralement d'un savoir-faire numérique solide et du courage de raisonner différemment.

En comparaison internationale, les entreprises dirigées par un CEO externe enregistrent pour la troisième année consécutive une plus grande réussite en termes d'évolution de la valeur d'entreprise et de dividendes.

Concernant la part des femmes, la situation n'est pas reluisante. Leur part aux postes dirigeants en Suisse, en Allemagne et en Autriche est restée très faible l'an passé, avec un taux de 2,2%, en forte baisse même par rapport à 2014 (10,3%).

Dans le monde, sur les 359 nouveaux CEO, dix seulement étaient des femmes, soit le taux le plus médiocre depuis 2011. Etats-Unis et Canada sont de très mauvais élèves. "On dirait que les mentalités évoluent davantage dans les conseils d'administration qu'au niveau des CEO", note Alex Koster, directeur de Strategy& Suisse.

Stratégie frileuse

"Or, en poursuivant une stratégie de diversité frileuse au niveau de la direction, les entreprises se privent du potentiel stratégique d'équipes dirigeantes mixtes", précise Alex Koster, cité dans le communiqué.

Strategy& (autrefois Booz & Company) a analysé dans l'étude "2015 CEO Success Study" les 2500 plus grandes sociétés internationales cotées en Bourse. Pour l'espace germanophone, qui inclut la Suisse romande, les 300 plus grandes entreprises ont également été analysées.

ATS