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Les campements illicites s'étaient formés à proximité d'un centre humanitaire pour migrants. Ils présentaient des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains.

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Les autorités françaises ont procédé vendredi matin dans le calme à l'évacuation de près de 2'800 migrants à Paris. Ils étaient installés dans des campements sauvages. Dans quelques jours, le gouvernement présentera son "plan migrants".

L'évacuation a débuté peu après 06h00 locales, a constaté une journaliste de l'AFP. Au total "2'771 personnes, dont 161 vulnérables" (femmes et mineurs isolés notamment), ont été prises en charge porte de la Chapelle. Elles ont été orientées vers des structures d'hébergement, a-t-on appris auprès de la préfecture de la région Ile-de-France.

L'opération est menée par la préfecture de police, la préfecture d'Ile-de-France, l'Office français d'immigration et d'intégration (Ofii), la ville de Paris et les associations France terre d'asile et Emmaüs. Ces campements s'étaient créés près d'un centre humanitaire pour migrants saturé.

Hébergement provisoire

La préfecture de police et la préfecture d'Ile-de-France ont indiqué dans un communiqué commun que les migrants se verront "proposer une solution d'hébergement provisoire", essentiellement dans des gymnases. Les campements illicites présentaient "des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", précise le communiqué.

Cette évacuation, la 34e depuis juin 2015 à Paris, était très attendue alors que les campements ne cessaient de grossir et les conditions de vie de s'y dégrader, aussi bien d'un point de vue sanitaire que pour les tensions communautaires.

Les associations redoutaient pour la vie même des migrants. Ils dénonçaient des conditions de vie déplorables et l'absence de structures sanitaires.

Campements indignes

Cette opération d'évacuation est la plus grosse organisée depuis celle, le 4 novembre, du gigantesque bidonville de la place Stalingrad, là encore dans le nord de Paris. Environ 4'000 personnes avaient été prises en charge.

Le centre humanitaire pour migrants de Paris a été ouvert dans la foulée à l'initiative de la maire socialiste Anne Hidalgo. Il avait pour objectif de mettre fin à ces incessantes reconstitutions de campements indignes dans la capitale.

Depuis le démantèlement de la "Jungle" de Calais (nord de la France) en octobre, Paris est devenue le plus grand centre de transit pour les migrants souhaitant demander l'asile. Dans quelques jours, le ministère de l'Intérieur doit présenter des mesures sur l'asile et la lutte contre l'immigration irrégulière.

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ATS