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Le nombre de civils ayant trouvé refuge dans les bases onusiennes au Soudan du Sud approche les 200'000, a annoncé l'ONU lundi. Il s'agit d'un nombre jamais atteint en 20 mois de guerre civile.

Malgré un ultimatum pour trouver un accord de paix et les menaces de sanctions, les deux parties ont à nouveau échoué à conclure lundi cet accord de paix. Le gouvernement a refusé, à la différence des rebelles, de signer le document négocié et a réclamé un nouveau délai.

Au total, 199'602 civils, soit un tiers de plus en à peine plus d'un mois, s'entassent actuellement dans les huit bases de la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), réparties dans six localités à travers le pays, dont Juba la capitale.

Certains ont rejoint ses bases dès le début du conflit, quand des combats ont éclaté le 15 décembre à Juba. Les affrontements se sont ensuite propagés à l'intérieur du pays, au sein de l'armée sud-soudanaise, minée par les antagonismes politico-ethniques, sur fond de rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, limogé six mois plus tôt.

Risques de famine

Le plus gros contingent - plus de 121'000 personnes - est réfugié dans la base de Bentiu, capitale de l'Etat septentrional d'Unité, un des principaux champs de bataille du conflit, faisant de ce camp le plus large regroupement de population derrière la capitale Juba.

A Malakal, capitale de l'Etat du Haut-Nil lui aussi théâtre d'intenses combats, plus de 16'000 personnes sont arrivées depuis mi-juillet dans la base de l'ONU, qui héberge désormais quelque 46'500 réfugiés.

Quelques 2,2 millions de personnes ont été chassées de chez elles par les combats, accompagnés de massacres ethniques et d'atrocités contre les civils. L'ONU estime que plus de 70% des 12 millions d'habitants ont besoin d'aide pour survivre et qui met en garde contre les risques de famine.

ATS