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Une pluie battante n'a pas réfréné la motivation des opposants à la hausse des frais de scolarité et à la loi spéciale du gouvernement québécois. Pour leur 38e manifestation nocturne consécutive, ils étaient près de 2000 protestataires vendredi soir dans les rues de Montréal.

"La loi spéciale, on s'en câlisse!", scandaient en choeur les manifestants. Malgré une pluie torrentielle, ces derniers marchaient en tapant sur leurs casseroles et autres boîtes de conserve. La plupart étaient trempés de la tête aux pieds, beaucoup en simples shorts et sandales, suivant un trajet qui n'avait pas été communiqué huit heures à l'avance à la police.

Loi liberticide

Pour cette raison, et selon une loi spéciale adoptée le 18 mai par le gouvernement de la province francophone, la manifestation avait été déclarée illégale par les forces de l'ordre. Objet de toutes les contestations, ce texte est vu comme une entrave à la liberté d'expression et d'association.

Vendredi soir, la police a malgré tout toléré la manifestation, tant que celle-ci ne dégénérait pas. Sur les trottoirs, l'ambiance était festive. Des personnes de tous âges applaudissaient au passage du cortège, en grande partie étudiant. A leur balcon, des familles s'étaient aussi armées d'objets métalliques pour prendre part au tintamarre ambiant.

Deux recours

Aucune arrestation confirmée n'a été annoncée après presque cinq heures de manifestation, a précisé la police municipale à l'AFP. Le matin même, quelque 140 personnes issues de 25 organisations, groupes et associations avaient déposé deux recours en justice contre la loi spéciale, jugée "ignoble" et "muselant" le mouvement étudiant.

Le mouvement est parti de la décision du gouvernement d'augmenter les frais de scolarité pour les rapprocher de la moyenne américaine. Il est devenu une contestation plus large, suite aux entraves à la liberté d'expression ainsi qu'aux mesures d'austérité prises un peu partout face à la crise économique mondiale.

ATS